En juillet 1971, le président Georges Pompidou se repose avec sa femme Claude durant des vacances à Fouesnant.
En juillet 1971, le président Georges Pompidou se repose avec sa femme Claude durant des vacances à Fouesnant. ©AFP
En juillet 1971, le président Georges Pompidou se repose avec sa femme Claude durant des vacances à Fouesnant. ©AFP
En juillet 1971, le président Georges Pompidou se repose avec sa femme Claude durant des vacances à Fouesnant. ©AFP
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Les "années Pompidou" sont une parenthèse enchantée. Du moins dans la mémoire collective, où reste l'image d'une France heureuse. La réalité est plus ambiguë. Mais que reste-t-il aujourd'hui des cinq années de mandat de Georges Pompidou, dont on commémora la disparition mardi ?

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Georges Pompidou vaut bien une messe. Emmanuel Macron assistera mardi prochain, à Paris, à celle célébrée en mémoire de l’ancien chef d’Etat, le jour anniversaire de sa mort. Hommage du Président d’une France anxieuse à celui qui, parmi tous ses prédécesseurs, continue d’incarner une époque où la France se croyait heureuse.

Les années Pompidou, c’était le bon temps. Une période pleine d’emplois, de grands projets industriels, d’élévation du niveau de vie, de confort matériel, de libération des mœurs. La guerre était derrière, le progrès était devant.

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Lorsqu’il meurt, le 2 avril 1974, Georges Pompidou ne meurt pas seul. Il emporte avec lui le meilleur des "Trente Glorieuses". Son règne aura coïncidé avec une sorte de parenthèse enchantée, laquelle débute un peu avant son arrivée à l’Elysée, en mai 68, pour s'achever un peu avant sa disparition, avec la crise pétrolière de 1973.

Mais la mémoire de ces années est évidemment trompeuse.  La contestation y est forte, le nombre de jours de grève particulièrement élevé. Le modèle consumériste n’est pas du goût de tous. Ce que le successeur du général de Gaulle avait bien compris d’ailleurs.

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