hall d'entrée de la banque Gringotts, "l'endroit le plus sûr" de l'univers d'Harry Potter ©Getty -  SOPA Images
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hall d'entrée de la banque Gringotts, "l'endroit le plus sûr" de l'univers d'Harry Potter ©Getty - SOPA Images
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Résumé

Avec plus de 500 millions d’ouvrages vendus et 80 traductions, la saga Harry Potter représente l’une des principales contributions à la formation. Sous les apparences de la surréalité magique, doit-on reconnaître une réflexion réaliste sur la fin du XXe siècle et les débuts du XXIe ?

avec :

Jean-Claude Milner (linguiste et philosophe).

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J.K. Rowling écrit au passé proche; les événements qu’elle relate sont censés se dérouler de 1991 à 1998. Ils précèdent de quelques années seulement la publication du récit écrit. Quant au récit filmé, il se présente comme contemporain de lui-même. Sous les apparences de la surréalité magique, doit-on reconnaître une réflexion réaliste sur la fin du XXe siècle et les débuts du XXIe ? Le monde des sorciers évolue en marge de celui des Moldus : les règles économiques qui le régissent se situent-elles en opposition ou en sont-elles le reflet ? La distanciation créée par la magie est-elle l’occasion pour J.K. Rowling de critiquer subtilement les rouages les dérives du capitalisme de cette fin de siècle ou au contraire d’en présenter une version sublimée ? En somme, La saga Harry Potter relève-t-elle d’une quelconque idéologie économique ?

C’est la question que pose Milner dans son livre Harry Potter à l’école des sciences morales et politiques, où il avance son hypothèse selon laquelle Harry Potter est avant tout une fable politique qui nécessite deux lectures : l’une est directe et repose sur l’existence réelle de la magie ; l’autre est indirecte et analogique. La première décrit ce qui se passe dans le monde de la magie; la seconde cherche à découvrir ce que mythe de magie permet de conclure sur un monde sans magie.  Avec lui, nous essayons de faire le pont entre l'économie et le monde des sorciers. 

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