Fiers et conquérants, encouragés par l'essor de Marine Le Pen et Matteo Salvini,  des Italiens ont défilé par centaines à Predappio, en novembre  dans le village où est né et enterré Mussolini
Fiers et conquérants, encouragés par l'essor de Marine Le Pen et Matteo Salvini,  des Italiens ont défilé par centaines à Predappio, en novembre  dans le village où est né et enterré Mussolini ©AFP - TIZIANA FABI
Fiers et conquérants, encouragés par l'essor de Marine Le Pen et Matteo Salvini, des Italiens ont défilé par centaines à Predappio, en novembre dans le village où est né et enterré Mussolini ©AFP - TIZIANA FABI
Fiers et conquérants, encouragés par l'essor de Marine Le Pen et Matteo Salvini, des Italiens ont défilé par centaines à Predappio, en novembre dans le village où est né et enterré Mussolini ©AFP - TIZIANA FABI
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"Nous sommes le peuple" proclament les gilets jaunes aux péages d'autoroutes, sur les rond points et dans les manifestations.

Avec
  • Bertrand Badie Politiste, spécialiste des relations internationales
  • Chantal Delsol philosophe, romancière, éditorialiste, professeure émérite de philosophie politique et membre de l’Institut, Académie des Sciences morales et politiques

Un spectre hante les élites européennes : le spectre du populisme. Je m'apprêtais donc à demander à mes deux invités : la philosophe Chantal Delsol et le politiste Bertrand Badie, ce qu'il faut entendre par là? Le populisme est il une pathologie démocratique, un fourre-tout conceptuel ou une direction politique légitime et clairement identifiable ? 

Mais, ces jours-ci, l'actualité ne se laisse pas tenir à distance. Elle a fait effraction dans toutes nos conversations et elle me contraint de procéder de manière inductive. "Nous sommes le peuple" proclament les gilets jaunes aux péages d'autoroutes, sur les rond points et dans les manifestations. 

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Le spectre est-il en train de devenir une réalité ? Peut-on caractériser ce moment comme un révolte populiste ?    

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