La croix de Lorraine au mémorial du mont Valérien, le vétéran Hugues Goudon de La Lande, 18 juin 2020.
La croix de Lorraine au mémorial du mont Valérien, le vétéran Hugues Goudon de La Lande, 18 juin 2020. ©AFP - Ludovic Martin / Afp / Pool
La croix de Lorraine au mémorial du mont Valérien, le vétéran Hugues Goudon de La Lande, 18 juin 2020. ©AFP - Ludovic Martin / Afp / Pool
La croix de Lorraine au mémorial du mont Valérien, le vétéran Hugues Goudon de La Lande, 18 juin 2020. ©AFP - Ludovic Martin / Afp / Pool
Publicité

A l'occasion de la parution du livre de François Azouvi "Français, on ne vous a rien caché : la Résistance, Vichy, notre mémoire", l'émission du jour revient sur la mémoire de la Résistance et les débats historiographiques qu'elle suscite.

Avec

Résistancialisme, ce néologisme créé en 1987 par l'historien Henry Rousso, désigne le mythe selon lequel les Français auraient unanimement et naturellement résisté pendant l'occupation allemande et nous disent les dynamiteurs du mythe, il a fallu attendre 1971 et la sortie du film "Le chagrin et la pitié" de Marcel Ophuls pour que le cadavre de Vichy sorte du placard, alors, le déferlement d'autosatisfaction a cessé. La France a commencé à regarder en face le triste spectacle de son effondrement moral entre 1940 et 1944. Les iconoclastes proclamés ont-ils raison ? La vérité est-elle aussi médiocre et la mémoire officielle a-t-elle menti aussi longtemps qu'ils le disent ? Ou bien ont-ils installé eux-mêmes un mythe historique et mémoriel sous l'apparence de son contraire ? C'est la thèse que soutient François Azouvi dans son livre très documenté "Français, on ne vous a rien caché, la résistance, Vichy, notre mémoire". L'émission du jour interroge cette démystification de la démystification.

La représentation de la France pendant la seconde guerre mondiale

François Azouvi évoque ce qu'il appelle "la version officielle" des événements liés à la résistance. 

Publicité

Les contemporains ont tout de suite épinglé ce que j'appelle la version officielle des événements ; ils l'ont moquée. Il y a suffisamment de traces pour qu'on puisse penser que les Français n'ont pas cru un seul instant à cette version officielle des événements. [...] Mais évidemment les nostalgiques de Vichy s'en sont emparés pour se moquer de la Résistance et de la France.  
François Azouvi  

Le 25 août 1944 et les jours qui ont suivi, il y avait l'illusion que le peuple avait rejoint la résistance.                            
Paul Thibaud

À réécouter : La résistance en action
52 min