Les Fables de La Fontaine avec Fabrice Luchini

Jean de La Fontaine (1621-1695), poète français, (1843) - Illustration
Jean de La Fontaine (1621-1695), poète français, (1843) - Illustration ©Getty - ZU 09
Jean de La Fontaine (1621-1695), poète français, (1843) - Illustration ©Getty - ZU 09
Jean de La Fontaine (1621-1695), poète français, (1843) - Illustration ©Getty - ZU 09
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Conversation autour des Fables de Jean de la Fontaine avec le comédien, Fabrice Luchini

Avec

Alain Finkielkraut partage son plaisir des Fables de Jean de la Fontaine (1621-1695) dans un tête-à-tête élu avec le comédien, Fabrice Luchini qui nous dit ce qu'est pour lui "la quintessence absolue de l'éblouissement de la langue". C'était en 2011.

" J'étais dans un café avec Fabrice Luchini, nous déjeunions, nous parlions de choses et d'autres, la conversation n'avait pas de direction particulière, elle suivait son cours agréablement désordonnée, lorsque soudain, hasard ou destin, il fut question de La Fontaine. Tel un conspirateur, Luchini s'approcha de mon oreille et me récita sans crier gare L'homme et la Couleuvre. Je découvrais cette fable, je fus émerveillé, et j'invitai sans plus tarder Luchini. " Alain Finkielkraut

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Fabrice Luchini rejoue la scène de la rencontre

"C'était dans un restaurant très austère, un restaurant macrobiotique, et au milieu de la conversation : l'arrivée de la langue, le miracle de la langue, alors évidemment, je me suis rapproché de votre oreille, parce que ça ne se crie pas, contrairement à ce que les gens racontent, quand on touche à cette langue-là, ça se murmure. Et c'est toujours un sentiment quand je travaille les textes, les intégrer à tous les moments de la journée. J'ai un côté obsessionnel. [...] Ce n'est pas une névrose de dire du La Fontaine, c'est une passion !"

"D'où vient ce secret qui est la quintessence absolue de l'éblouissement de la langue ? Ce n'est pas la belle langue à la Saint-Simon, ce n'est pas la belle langue à la Chateaubriand, c'est la langue inventive, vivante... C'est quelque chose qui vous nourrit, qui constamment vous rend ému.". Fabrice Luchini

"Je vous écoute et me vient à l'esprit un récit de Chalamov, [Récits de] la Kolyma, alors que je n'y pensais pas du tout avant cette émission. (...) Pour en revenir à La Fontaine, c'est pour ca que La Fontaine est si humain, il y a chez lui une sorte d'acceptation de la finitude humaine, on n'apprend pas à mourir, on ne surmonte pas la mort, et c'est comme ça, et nous mourons en état d'impréparation." Alain Finkielkraut.

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Fabrice Luchini récitant dans sa loge, avant d'entrer en scène, L'homme et la couleuvre, de La Fontaine.

Une rediffusion Répliques de l'émission du 08/01/2011.

Archive musique. En fin de l'émission, Le Loup et le Chien, de La Fontaine, par Rosemary Standley et Dom La nena, Birds on a wire (2021).

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Un cycle de rediffusions

"Vous êtes nombreux à avoir noté le cycle de rediffusions de l’émission, Répliques , que nous vous proposons depuis plusieurs semaines. L’état de santé d’Alain Finkielkraut n’a pu lui permettre de venir à l’antenne, et nous vous remercions de votre attention et de votre fidélité. Nous espérons tous qu’il sera le plus rapidement possible en situation de pouvoir retrouver ses auditeurs. Bien cordialement." Sandrine Treiner – directrice de France Culture.

L'équipe