Les Droits de l'homme font l'unanimité aujourd'hui, ils n'ont plus d'ennemis déclarés. Mais la conflictualité n'a pas disparu pour autant.
Les Droits de l'homme font l'unanimité aujourd'hui, ils n'ont plus d'ennemis déclarés. Mais la conflictualité n'a pas disparu pour autant. ©Getty - 	khananastasia
Les Droits de l'homme font l'unanimité aujourd'hui, ils n'ont plus d'ennemis déclarés. Mais la conflictualité n'a pas disparu pour autant. ©Getty - khananastasia
Les Droits de l'homme font l'unanimité aujourd'hui, ils n'ont plus d'ennemis déclarés. Mais la conflictualité n'a pas disparu pour autant. ©Getty - khananastasia
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Si Les Droits de l'homme font l'unanimité et n'ont plus d'ennemis déclarés, plusieurs conceptions s'affrontent et un même langage recouvre des pensées et des politiques antagonistes. Frédéric Worms et Grégor Puppinck nous aident à y voir plus clair.

Avec
  • Grégor Puppinck docteur en droit, Directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ-Strasbourg). Il est expert auprès du Conseil de l'Europe
  • Frédéric Worms Professeur de philosophie contemporaine à l’ENS, directeur adjoint du département des Lettres et membre du Comité consultatif national d’éthique, producteur à France Culture

Certains s'en souviennent peut-être, jusque dans les années 70 du XX° siècle, le droit était considéré par les penseurs politiques les plus en vue, comme une superstructure idéologique, pure mystification destinée à protéger et à occulter par la fiction d'une loi supposée égale pour tous , la réalité de l'exploitation et celle de la domination.

Les choses ont changé sous l'effet de la dissidence dans les pays totalitaires. Il s'est produit , comme l'a noté Alain Renaut, un extraordinaire retour du droit, et cette réévaluation a pris la forme d'une référence retrouvée aux Droits de l'homme. Référence qui reste plus que jamais de mise. 

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Les Droits de l'homme font l'unanimité aujourd'hui, ils n'ont plus d'ennemis déclarés. Mais la conflictualité n'a pas disparu pour autant. Plusieurs conceptions des Droits de l'homme  se font jour et s'affrontent . Si tout le monde parle en effet le même langage, ce langage recouvre des pensées et des politiques antagonistes. 

Pour y voir plus clair dans ce dissensus paradoxal, j'ai invité Frédéric Worms, membre du comité consultatif national d'éthique, le philosophe est l'auteur  des maladies chroniques de la démocratie (Desclée de Brouwer ) et d' une anthologie : droits de l’homme et philosophie (CNRS editions ) et Grégor Puppinck , docteur en droit et directeur du Centre européen pour le droit et la justice qui a publié Les droits de l’homme dénaturé__.(éditions du Cerf). 

A la dérive et à l'emballement actuel, ce livre oppose la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. 

Pouvez-vous nous rappeler Grégor Puppinck dans quelles conditions a été promulguée cette déclaration et quelle en est la philosophie ? 

L'équipe

Alain Finkielkraut
Alain Finkielkraut
Alain Finkielkraut
Production
François Caunac
Réalisation
Anne-Catherine Lochard
Collaboration