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“Retour au front. Après un été plutôt calme, suite au sauvetage in extremis des festivals par un tour de passe-passe du Premier ministre – qui a promis, en juin, de compenser le différé d’indemnisation (mesure contestée de la nouvelle convention d’assurance-chômage) –, les intermittents s’apprêtent à battre à nouveau le pavé , constatent Amandine Cailhol et René Solis dans Libération. Le but ? Influer sur la mission de concertation entre représentants du secteur et partenaires sociaux sur le dossier de l’intermittence, dont les travaux * [ont repris jeudi]. Annoncée lundi * [dernier]* par la CGT spectacle lors d’une assemblée générale, la journée * « d’action, de grève et de manifestations »* prévue le 1er octobre, devrait donner la température. * « S’il n’y a pas un grand mouvement pour peser sur la concertation, nous n’obtiendrons rien », prévient le porte-parole de la Coordination des intermittents et précaires, Samuel Churin. Reste à savoir si les troupes suivront. Déjà divisés, cet été, sur l’opportunité de faire grève, les intermittents, qui ont besoin de travailler plus de 500 heures pour renouveler leurs droits auprès de Pôle Emploi, ne sont pas tous enclins à se mobiliser. * « La lutte doit être compatible avec l’activité », reconnaît Churin.” « Que change l’arrivée de Fleur Pellerin ? »* , se demande Libération. “Sur le site du ministère, trois semaines après la nomination de Fleur Pellerin, il est indiqué , écrivait jeudi le quotidien, que le cabinet est toujours * « en cours de composition ». En fait, la liste des conseillers est bouclée depuis plusieurs jours : ne manquait qu’un nom, celui de la personne en charge du spectacle vivant. La ministre de la Culture a pris tout son temps avant de renommer Laurent Dréano, déjà chargé du dossier avec Filippetti. Un flottement qui interroge : * « La nouvelle ministre est là pour les affaires courantes. Toutes ses déclarations seront validées en amont par Valls », croit savoir Samuel Churin.” “En attendant, le travail de pédagogie continue, cette fois-ci en direction du public , raconte Clarisse Fabre dans Le Monde. Par exemple, le Théâtre de la Ville, scène parisienne emblématique, a pris une initiative inédite : dans sa plaquette de la saison 2014-2015, des informations sont données sur le nombre d’intermittents nécessaires au bon déroulement de chaque spectacle. Pour la pièce de Vincent Macaigne, * Idiot ! Parce que nous aurions dû nous aimer, il y aura * « 34 intermittents : artistes et techniciens, sur scène et en coulisse, chaque soir ».” En parlant de scène emblématique, le Théâtre national de Bretagne se retrouve au centre d’une grosse polémique à Rennes, comme d’ailleurs auparavant le Théâtre de la Ville à Paris, suite à un rapport de la Chambre régionale des comptes consacré à la gestion du TNB-Centre européen théâtral et chorégraphique. “Dévoilé le 9 septembre par le magazine indépendant * Le Mensuel de Rennes et présenté en conseil municipal, lundi 15 septembre, ce document, qui épingle certaines pratiques de gouvernance au sein de cette institution culturelle, a provoqué une belle pagaille politique* , raconte Sandrine Blanchard, toujours dans Le Monde. Alors que les élus de droite pointent * « une gestion financière incohérente et abusive », ceux du Parti de gauche (qui avaient fait alliance avec le PS lors des élections municipales de mars) vont jusqu’à réclamer la démission de François Le Pillouër, directeur du TNB depuis 1994, pour * « son manque de rigueur dans l’utilisation des fonds publics ».” * Dans un article titré « Les folies dépensières de la direction du Théâtre national de Bretagne » , Olivier Pérou a dressé sur le site du Point un portrait à charge du directeur contesté. « Le Pillouër est un personnage autoritaire, il jouit d’une influence politique. Le critiquer est très mal vu. Il est une sorte de marionnettiste du système mafieux qui dirige Rennes », analyse en off un élu. Dans son livre * La Récréation*, * rappelle le journaliste, l’ancien ministre de la Culture Frédéric Mitterrand voyait en François Le Pillouër – alors président du Syndeac – * « un despote », * « un parrain », * « un homme dangereux qui terrorise le ministère avec de sempiternelles réclamations d’argent pour ses ouailles ». Dérangerait-il aussi la fraichement nommée ministre de la Culture Fleur Pellerin ?* , s’interroge Le Point. Contacté à de nombreuses reprises * [par l’hebdomadaire], le ministère n’a pas répondu à * [ses]* sollicitations.” “Depuis les municipales* , explique René Solis dans Libération, le TNB cristallise les crispations politiques locales. En cause, à l’époque, un mail de François Le Pillouër aux 14 000 abonnés du théâtre, où le directeur, sans appeler à voter pour la liste de Nathalie Appéré, la candidate socialiste, se félicitait du bon bilan culturel de la ville, gérée depuis 1977 par le PS. Une initiative dénoncée à l’époque aussi bien par la droite locale que par les Verts et l’extrême gauche. Le candidat UMP, Bruno Chavanat, prétextant même de ce mail pour déposer un recours en invalidation des comptes de campagne de Nathalie Appéré. Le jugement est attendu avant la fin du mois.” Par ailleurs, poursuit Libération, “il est vrai que le directeur du TNB a l’habitude de soigner les relations publiques et a l’invitation facile, notamment vis-à-vis des journalistes. Pour autant, les sommes * [pointées par la Chambre régionale des comptes] représentent moins de 1% du budget annuel du TNB (plus de 15 millions d’euros), et elles sont à mettre en regard du rayonnement de la maison, l’un des principaux centres de création théâtrale en France et en Europe.” “S’il y a une chose qu’aucun élu ni la CRC ne contestent, c’est le dynamisme et la qualité artistique du TNB* , abonde Sandrine Blanchard dans Le Monde. La saison 2013-2014 s’est achevée en beauté avec un * Oncle Vania d’Eric Lacascade très remarqué, un Prix de la mise en scène décerné par la SACD à Jean-François Sivadier pour son * Misanthrope*, et une fréquentation en hausse avec 14 115 abonnés et un total de 112 970 spectateurs. […] Seul bémol de la CRC sur l’activité artistique : * « Des résultats contrastés en matière de démocratisation », les catégories socioprofessionnelles supérieures constituant 43% des abonnés. Un reproche qui pourrait être fait à toutes les institutions théâtrales.”

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Antoine Guillot
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Laurence Millet
Réalisation
Daniel Finot
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