Jair Bolsonaro  ©AFP - EVARISTO SA / AFP
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Résumé

Le président Brésilien voulait confier au ministère de l'Agriculture le soin de délimiter les terres indigènes. Revue de presse internationale.

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Au Brésil nous assistons à un véritable duel entre la justice et le président Bolsonaro. 

C'est un décret du Président, adopté en juin dernier, qui est en cause. Ce décret donne au Ministère de l'agriculture le droit de délimiter les terres indigènes, alors qu'il s'agissait jusqu'à présent d'une compétence dévolue à une fondation protectrice des indigènes. 

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Cette mesure a bien sûr pour effet de mettre en place un nouveau découpage des terres plus favorable à l'agro-commercial et d'ouvrir davantage de zones naturelles à l'exploitation.  

La Cour Suprême Fédérale brésilienne a annulé ce décret hier. Le quotidien brésilien Folha de Sao Paulo nous explique pourquoi.  

Cette mesure en réalité avait déjà été rejetée par les Parlementaires Brésiliens. Mais le président Bolsonaro a malgré tout adopté le décret . Or la Constitution écrit le journal empêche bien sûr le Président de ré-adopter une mesure qui a été écartée par le Congrès.  

Dans un autre quotidien Brésilien, O globo, on peut lire l'inquiétude des membres de la cour suprême fédérale. Ils mettent en garde contre l'autoritarisme du pouvoir Brésilien.  Le comportement de l'actuel Président de la République, s'exprime l'un des magistats, représente inéluctablement une violation claire de l'autorité suprême de la Constitution et une violation inacceptable et dangereuse du principe fondamental de la séparation des pouvoirs. Le même juge évoque un processus d'érosion presque imperceptible des libertés de la société civile. 

Ces propos ne sont pas vraiment de nature à calmer les ardeurs du président brésilien. Dans une émission diffusée hier soir sur les réseaux sociaux, Bolsonaro dit que la justice "s'implique dans tout"

Le quotidien Folha de Sao Paulo de son côté rappelle ces mots prononcés par le président il y a quelques semaines. "C'est moi qui délimite les terres indigènes ! (...) C'est moi qui commande. Dans cette affaire, parmi tant d'autres, je suis un président qui assume les difficultés et les succès"

Un autre bras de fer, dont la presse internationale se fait également écho aujourd'hui, se déroule actuellement en Algérie.

C'est aujourd'hui le 24e vendredi de manifestations populaires contre le pouvoir.  L'instance nationale de dialogue qui a été mise en place il y a une semaine pour essayer de sortir de la crise politique a bien du mal à travailler.  Elle avait exigé comme préalable, pour commencer sa mission, des mesures d'apaisement de la part du pouvoir, notamment la libération de manifestants placés sous mandat de dépôt. Mais la réponse du chef de l'institution militaire a été très claire cette semaine. Il refuse. Les discussions doivent être focalisées exclusivement, déclare-t-il, sur les mécanismes techniques de l’organisation d’une élection présidentielle. C'est ce que l'on peut lire sur le site Liberté Algérie.  

Cette instance de dialogue a-t-elle encore un avenir, alors que même que les démissions se succèdent en son sein ? Certains articles essayent de rester un petit peu optimistes. C'est le cas par exemple de Samir Allam sur le site internet Tout Sur l'Algérie. Il écrit que l_e panel du dialogue a décidé de poursuivre sa mission, qu'il va entamer une série de consultations dès dimanche prochain, avec des partis politiques et des personnalités de la société civile_. L'article cite un membre du panel qui y croit encore. "On n’a rien à perdre à essayer de contribuer à trouver une solution à la crise. On a tout à gagner. Si on échoue, c’est une expérience qui risque d’être fatale pour le pays. C’est toute l’option du dialogue qui risque de tomber à l’eau." 

Mais d'autres articles sont beaucoup plus pessimistes. Le quotidien El Watan relève que le dialogue est dans l'impasse après le refus de négocier du patron de l'armée. Assimiler des revendications aussi légitimes que la libération des détenus, la cessation des violences policières contre les manifestants ou encore l’ouverture des médias lourds à l’opposition à des préalables fantaisistes, des «diktats» capricieux ou, pis encore, à des «idées empoisonnées» qui seraient l’émanation de «la bande», ce n’est guère rassurant pour la suite écrit le quotidien. 

De son côté Liberté Algérie estime que _le général de corps d’armée a sûrement donné le coup de grâce au panel de dialogue et de médiation qui avait déjà peu de chances de réussir sa mission. Une mission qui s_elon le site relève désormais de l'impossible.  

Une actualité scientifique, pour clore cette revue de presse

Réaliser un coeur humain avec une imprimante 3D... Pensait-on pouvoir assister à cela un jour ?

La revue américaine Science nous raconte que des scientifiques américains sont en train de s'approcher de cette prouesse.  Ils ont pu imprimer en 3D une valve cardiaque à partir de collagène et elle fonctionne. Le collagène est le principal composant de la matrice extracellulaire du corps humain, peut-on lire dans Science. 

Il y avait eu déjà des précédentes tentatives d'imprimer une valve en 3D mais cela avait donné des résultats trop gélatineux. Des scientifiques de l'université Carnegie Mellon à Pitsburgh en Pennsylvanie viennent donc de réussir l'expérience. Cette technique pourrait un jour aider les patients en attente d'une transplantation cardiaque, mais ce n'est pas pour tout de suite, il faudra encore faire quelques essais...

Références

L'équipe

Ilan Malka
Production