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Le milliardaire américain a tenté de calmer le jeu dimanche après ses propos concernant la journaliste star de la Chaine Fox News, Megyn Kelly, qui animait la semaine dernière le premier débat télévisé de la primaire républicaine aux Etats-Unis. Mais Donald Trump ne s'est pas excusé.Vendredi le favori républicain pour l'investiture à la présidentielle de 2016, avait fait allusion aux menstruations de la présentatrice pour expliquer ses questions musclées sur sa misogynie. **L'International New York Times ** raconte ce matin les coups de fils passés en urgence hier à quatre programmes de télévision dominicaux. Donald Trump se défendant et répétant " je chéris les femmes, je veux les aider..."Une contre attaque menée au milieu d'un flot de critiques : Donald Trump, après ses propos, a été déclaré persona non grata à un grand rassemblement politique à Atlanta où il devait prononcer un discours ce week-end. Il est la cible de ses rivaux conservateurs, qui dénoncent en choeur le sexisme du milliardaire.En choeur ou presque comme le souligne les journalistes de l'International New York Times, certains prétendants à l'investiture se sont refusés à condamner les propos du trublion à l'image du sénateur de Floride, Marco Rubio, qui déclare dans une interview " Si je commente tout ce que dit Donald Trump, je pourrai y passer toute ma campagne...et ne faire que ça de la journée"

"Cette situation délicate traduit le dilemne auquel est confrontée le parti républicain" analyse la correspondante à Washington du quotidien britannique le Financial Time . Alors que Donald Trump est en tête dans les sondages, ses rivaux ne veulent pas s'attirer les foudres de ses supporters, encore plus depuis que le provocateur n'a pas exclu de se présenter en candidat indépendant en cas d'échec aux primaires. Le parti qui s'inquiète aussi, à la suite de cette nouvelle polémique, de voir partir les électeurs, et surtout les électrices à l'heure où le parti doit s'ouvrir à d'autres horizons. " A croire que le grand old party n'arrive pas à tirer les leçons de ses échecs" c'est le constat de Frédéric Autran dans** Libération** ce matin évoquant le "macho match des républicains américains" le journaliste rappelle que sur la scène du débat jeudi Donald Trump n'a pourtant pas été le seul à s'en prendre aux femmes. Plusieurs candidats ont répété leur opposition à l'avortement, même en cas de viol, ou encore plaidé pour la fin des subventions à des associations d'aide pour la santé des femmes. Depuis 1988 note encore Frédéric Autran aucun candidat républicain n'est parvenu à remporter la majorité du vote féminin. En 2012, 55 % des femmes avaient voté pour Barack Obama, un facteur qui avait été décisif dans la victoire du candidat démocrate.Dans un rapport publié après la défaite, le parti républicain semblait déterminer à rectifier le tir : qu'il s'agisse des femmes ou des questions de société comme le mariage homosexuel ou l'immigration.Trois ans plus tard les bonnes résolutions se sont envolées.." Dans l'Amérique de 2016, la Maison Blanche ne se conquerra pas sans le soutien des femmes et des latinos" conclut le correspondant de Libération à New York. Les républicains ne font pourtant rien pour les convaincre.

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A l'opposé du "macho match des républicains",** le Figaro** consacre ce matin un article à "ces kurdes qui sauvent les femmes " à l'image de Monsieur Abdallah. Avec ses lunettes dorées et sa chemise parfaitement repassée..Il ressemble à l'employé modèle qui le matin avant de commencer à travailler alignerait avec un très grand soin ses stylos par ordre de taille sur son bureau. Mais monsieur Abdallah, malgré ses airs policés, est un redoutable adversaire de l'etat islamique..Samuel Foirey, l'envoyé spécial du Figaro l'a rencontré à Dahuk, au Kurdistan irakien...ici monsieur Abdallah est l'un des relais du Bureau des question relatives aux otages..Son but : retrouver les yazidis kidnappés par l'etat islamique.. qui les considérent comme des mécréants. Monsieur Abdallah a commencé son action presque malgré lui explique t il au journaliste du quotidien " je n'ai pas eu le choix ils avaient capturé ma propre nièce...en quelques semaines, j'ai réussi à mettre en place tout un réseau..mais comprenez je ne peux pas tout raconter".Le bureau des questions raltives aux otages ressemble à une adminsitration comme une autre...avec des employés polis qui proposent d'abord de s'assoir puis de boire de l'eau fraiche et du thé très sucré.Son directeur explique la mission "identifer les otages, les libéréer et les réinsérer". Nous avons compatblisé 5838 otages, la quasi totalité yazidis et en majorité des femmes, kidnappées, violées, vendues comme esclaves. Plus de 2000 ont déjà été libérées. Elles reçoivent alors des soins, une aide pyschologique.Les otages sont ensuite renvoyées dans leur famille. Beaucoup ont trouvé refuge dans des camps de fortune.☀

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L'équipe

Thomas Cluzel
Production