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Walter Veltroni... un nom émerge ce matin dans les titres.. un homme quasi-inconnu de nous, Européens, qui regardons avec étonnement l'évenement d'hier en Italie. Le vote qui a donné vie au Parti démocratique italien.. avec plus 3 millions d'électeurs.. n'est pas seulement un aboutissement politique extraordinaire, nous livre la Républica ce matin. Il y a là quelque chose d'inédit, d'imprévu dans l'Italie d'aujourd'hui. Quelque chose qui va à contre courant et qui mérite d'être observé. C'est vrai.. les sondages donnaient entre 1 et 2 millions de votants... des sympathisants de gauche.. toutes tendances confondues appelés à élir un homme que les médias avaient déjà désignés. Ils ont été le double. Alors que s'est-il passé hier dans cette Italie minée par une vague anti-politique ? un mouvement de refus des partis et des querelles de personnes qui a connu un apogée le 8 septembre dernier, nous rappelle Le Soir. Le "Vaffanculo" day initié par le comique Beppe Grillo avait reçu un accueil très populaire. Qui sont ces Italiens qui ont résisté au cynisme ambiant ? Et bien peut-être les 16-18 ans à qui le scrutin avait été ouvert... peut-être aussi les étrangers ayant un permis un de séjour qui ont pu s'exprimer. Ce vote montre que le pays n'est pas simplement divisé entre une classe de propriétaires bourgeois et un peuple nihiliste, nous dit la Républica... mais qu'il existe un profond désir de s'exprimer... qui pour une fois a pu être revendiqué. Mais on y revint toujours s'exprimer... contre les petits gains politiques, les jeux de massacre et la loi du talion" rappelle l'éditorialiste. Dans le positivisme inattendu de ce dimanche soir... il conclu sur cette analyse : "la contestation de ces denries mois n'était pas anti-politique... mais signe de la demande d'une "autre politique". Le mot "parti" émerge désormais du marécage du désenchentement... dans aucun autre pays au monde... un parti politique est né de l'implication directe de 3 millions de personnes. La presse internationale nous dresse des portraits "sympathiques" de Walter Veltroni. Sympathiques comme cette figure politique que Le Temps qualifie de "Buonista de la gauche". "Celui qui croit que le monde peut être bon", nous traduit le Nouvel Observateur. Le maire de Rome devenu premier sécrétaire du parti démocrate... est d'abord un homme de consensus.. et c'est peu de le dire. " Au gauche tendance Benigni" titre l'hebdomadaire français sur son site internet. A Rome tout le monde connait ses défauts : sa passion pour le Nutella... pour La Juventus de Zinédine Zidane... et pour les comédies italiennes. Une sorte de Robert Hue transalpin. Il est vrai que les photos nous montrent un cinquantenaire grisonnant au visage rond et lunettes rondes... au double menton généreux. "Parfois caricarturé dans la peau d'une grosse chenille, il est aussi à l'aise quand il s'agit de se joindre à des militants de quartier que d'accueillir Nicole Kidman à l'inauguration du festival de cinéma de Rome" rapporte le temps. Walter Veltroni s'est fait l'apôtre du dialogue et de la main tendue. " Je veux vivre dans un sytème politique où l'on ne siffle pas l'adversaire". Mais malgré sa bonhomie.. Walter Veltoni est surtout un homme en creux. Il n'a pas été touché par nos batailles de ces denrière années explique, au Soir, le sécrétaire des démocartes de gauche. Cette allgerie aux querelles et à l'agressivité qui lui a été reprochée autrefois est devenu un atout. Poussant le consensus.. ou l'ouverture diraient certains.. jusqu' au bout.. Walter Veltroni avait souhaité que l'épouse de Silvio Berslusconi le rejoigne dans sa campagne pour les primaires. Un homme en creux... car il fallait quelqu'un qui soit un anti-berlusconi... dans la perspective des prochaines élection générales. Un homme en creux... qui cependant va devoir faire sa place face à Romano Prodi. Le nouvel observateur le présente plus proche de Tony blair que Lionel Jospin ou de François HOllande. Il appartient à une génération qui a adhéré au Parti communiste italien lorsque MOscou était dejà bien loin.. et depuis bien longtemps. Je n'ai jamais été communiste.. esquive depuis des années le nouveau chef de file de la gauche italienne. Je suis fier d'avoir appartenu au PCI d'Henrico Berlinguer.. dont on pouvait être membre.. sans être communiste. hier soir dans sa ville, Rome.. au pied d'un olivier... Walter Veltroni déclarait: "le parti démocrate va devenir une référence fondamentale pour la politique italienne parce qu'il est né d'une manière tout a fait innovante" nous rapporte le corriere delle serra. Fi du communisme !! ... vive l' innovation démocratique !! Serait-il en train de se passer la même chose à Pékin lors de ce 17e congrès du parti communiste chinois ? Oui en quelque sorte, puisque Hu Jintao va certainement introniser la jeune garde. Mais de là dire que le Parti adopte des manière occidentales, il y a un pas que le dirigeant chinois refuse de franchir. Petit effort d'affichage.. tout de même nous rapporte The Times. il y existe une liste de candidats pour être élu au comité central et il y a plus de noms.. que de sièges.. tout un symbole. Mais un délégué à la retraite modère cette volonté de démocratie interne au Parti. Chacun connait les noms qui doivent être choisis et très peu chercheront à dévier des consignes du président Hu. "Marchandages secrets et théatre politique pour la nouvelle garde" titre le quotidien britannique. Dans un peu moins d'un semaine le rideau s'ouvrira pour nous révéler ceux qui gouverneront la CHine pour les cinq ans qui viennent et peut être encore plus longtemps. Dans cette pièce de théatre, le jeu d'acteur se déroule en dehors de la scène. Pour Hu Jintao.. l'enjeu est de composer avec les diverses factions du parti.. car aujourd'ui on ne governe plus comme sous Mao. Mais l'enjeu est aussi de présever le secret de ce conclave... et on voit mal comment il pourrait être mis au jour.. compte tenu des conditions de sécurité. Un professueur s'étonne qu' on lui est conseillé de ne pas se rendre à pékin le temps du congrès. Quand au membre du partis... ils sont logés dans des hotels tenus par l'Etat.. dans lesquel les chaines de cinéma ne sont plus disponibles. Et à l'extérieur... 165 établissements de bains,des bars, des karaoke et des boites nuit ont été fermés... comme des potentielles menaces. La stratégie est claire... nous explique le Temps : "alors que la chine s'inscrit de plain-pied dans la globalisation imposée par l'Occident, elle compte bien affimer son contre-modèle de modernité. Au consensus de Washington.. la Chine oppose un "consensus de Pékin" fait de capitalisme autoritaire. C'est un contre-modèle séduisant pour nombre d'Etats despotiques irrités par les pressions occidentales.. c'est un vrai défi pour le monde démocratique".

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