Lula n'est pas blanchi mais a récupéré ces droits civiques et politiques, ouvrant la porte à une candidature en 2022.
Lula n'est pas blanchi mais a récupéré ces droits civiques et politiques, ouvrant la porte à une candidature en 2022.
Lula n'est pas blanchi mais a récupéré ces droits civiques et politiques, ouvrant la porte à une candidature en 2022.  ©AFP - Mauro Pimentel
Lula n'est pas blanchi mais a récupéré ces droits civiques et politiques, ouvrant la porte à une candidature en 2022. ©AFP - Mauro Pimentel
Lula n'est pas blanchi mais a récupéré ces droits civiques et politiques, ouvrant la porte à une candidature en 2022. ©AFP - Mauro Pimentel
Publicité
Résumé

Ce matin on arpente la presse brésilienne, qui bouillonne à l'idée d'un duel Bolsonaro / Lula à l'élection présidentielle de 2022.

En savoir plus

"Un choc des titans" s'enflamment plusieurs journaux brésiliens ce matin. Un choc entre l'actuel président Bolsonaro, soupçonné de corruption, et l'ex-président Lula, condamné pour corruption. Un choc difficilement imaginable il y a encore quelques jours, mais rendu possible par la décision d'un juge de la Cour suprême. En effet, ce juge a annulé quatre condamnations de Luiz Inácio Lula, des condamnations portant sur de présumés pots-de-vin de la part d’une grande entreprise brésilienne de BTP. Le juge a estimé que le tribunal ayant prononcé ces condamnations n'était pas compétent pour le faire. Lula n'est donc pas blanchi, mais il récupère ses droits civiques et politiques, de quoi ouvrir clairement la porte à une candidature à l’élection présidentielle de 2022.

La presse brésilienne est donc en ébullition, avant même que Lula ne prenne la parole sur le sujet. Car selon El Paìs Brazil, tous les voyants sont au vert pour l'ancien métallo de 75 ans. Le président Jair Bolsonaro est littéralement détesté par une partie de la population, le centre est morcelé, et l'actualité du Parti des travailleurs se résume depuis plusieurs années aux déboires judiciaires de Lula et de son héritière Dilma Roussef, présidente destituée en 2016 pour maquillage des comptes publics.

Publicité

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Plusieurs sondages aiguisent l'appétit des divinateurs politiques brésiliens 

Notamment celui commandé par le quotidien Opovo qui prédit un tête à tête Bolsonaro / Lula au 2e tour. Ou encore celui relayé par le site Estado de Sao Paulo qui crédite Lula de 50% des intentions de vote en cas de 2e tour face à son meilleur ennemi.  Avec une quasi-certitude : cette présidentielle s'annonce déjà comme très polarisée, une présidentielle du rejet et non de l'adhésion regrette le gouverneur de São Paulo, dans des propos rapportés par El Pais Brésil: "Les bolsonaristes propagent l'idée qu'être contre le président, c'est être favorable à Lula, et vice versa. La polarisation favorise les extrémistes, qui détruisent le pays. Le Brésil est beaucoup plus grand que Lula et Bolsonaro" a-t-il déclaré.

Un sentiment partagé et symbolisé par Lauro e Gabeira, le podcast du quotidien brésilien OGlobo pour lequel "seule l'incompétence de Bolsonaro a fait de Lula un candidat à nouveau crédible".  Selon la BBC Brazil, le retour de Lula et cette polarisation pourrait même finalement être une bonne nouvelle pour Jair Bolsonaro. D'abord en ce qu'elle distrait les médias de sa gestion de la pandémie, toujours très contestée.  Ensuite car en vue de la campagne présidentielle, cet affrontement très clivant pourrait lui permettre de garder sa base politique unie, non pas derrière lui mais bien face à Lula. Comme un symbole de la multiplication récente de ces élections présidentielles toujours plus intuitu personae, toujours plus éloignées des idées. Des élections où le vote contre, prend toujours davantage le pas sur le vote pour.

À réécouter : 2022, au Brésil : Lula vs Bolsonaro ?

Le président du Honduras accusé par un procureur new-yorkais de tremper dans le trafic de cocaïne

Juan Orlando Hernández est présenté comme la clé de voûte d'un procès contre un trafic de drogue aux États-Unis. Le quotidien hondurien Proceso en fait le récit ce matin. Beau comme du Coppola, sombre comme du Scorsese. Le président aurait coopéré pendant des années avec le narco-trafiquant Fuentes Ramírez, présenté comme une figure intouchable depuis des années grâce au soutien que la police, de l'armée et donc du plus haut sommet de l'Etat. A l'origine, contre un pot-de-vin de 25 000 dollars, le président aurait accepté en 2013 de protéger grâce à l'armée, les activité illégales de Ramirez. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Le président Juan Orlando Hernandez ne figure pas sur le banc des accusés mais le procureur new-yorkais assure avoir des preuves sur des "réunions secrètes", y compris le témoignage d'un comptable qui aurait été témoin de ces réunions. "On va amener de la drogue jusque dans le nez des gringos" aurait notamment déclaré le président lors de l'une de ces séances. Le président hondurien de son côté parle de mensonges et continue de se présenter comme un champion de la lutte contre le narcotrafic. Et comme c'est une histoire de famille, son frère l'ex-député Tony Hernandez a récemment été reconnu coupable de trafic de drogue à New-York toujours, il risque la réclusion criminelle à perpétuité.

48h après la journée international des droits des femmes, une polémique qui enfle en Italie

Carton rouge des médias italiens pour le club de volley de Pordenone. L'an dernier ce club professionnel de 2e division a rompu le contrat de Laura Lugli, une de ses joueuses, pour le simple motif qu'elle était tombée enceinte. Et le club la poursuit aujourd'hui en dommages-intérêts. Une affaire rendue publique par la joueuse elle-même sur Facebook il y a quelques jours, et qui ne cesse de prendre de l'ampleur de l'autre côté des Alpes. Des réseaux sociaux jusqu'aux bancs du Parlement, les condamnations sont unanimes.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Alors la pratique est malheureusement courante et légale en Italie, mais au delà du principe ce sont les arguments du club qui ne passent pas : il accuse Laura Lugli d'avoir caché son intention d'avoir des enfants au moment de la signature du contrat et donc "d'avoir violé la bonne foi contractuelle", alors qu'elle "avait déjà 38 ans" rapporte la Gazzetta. En raison de son âge elle aurait donc du signifier sa volonté d'avoir un enfant. De plus ajoute le club, l'équipe s'est effondrée et a enchaîné les défaites après son départ, entraînant la fuite d'un sponsor.

Le président du club Franco Rossato face à la polémique parle de "vérité renversée". "À l'époque, nous avons accueilli la maternité avec une grande joie. nous avons d'ailleurs annulé des clauses pénalisantes qui étaient prévus dans le contrat" explique-t-il. Des arguments qui ne prennent pas. Et l'histoire est d'autant plus triste selon la Gazetta qu'après avoir donc perdu son emploi, la joueuse a également perdu son enfant dans une fausse couche. 

De quoi révolter la députée du Parti démocrate Laura Boldrini qui déclare : "On va se battre pour que cette honte se termine dit-elle. La faute de la joueuse est donc celle d'être enceinte, je vais amener cette question devant le Parlement". Elle souhaite désormais faire changer la loi sur les contrats sportifs, dans l'espoir que Pordenone ne soit pas le dernier club a être repris de volée.