France Culture
France Culture
Publicité
En savoir plus

Bonjour Ali bonjour à tous.... Voilà un sujet qui n'intéresse pas du tout la presse française ce matin... et qui, il faut l'avouer, peine aussi à intéresser la presse européenne... Pourtant j'ai justement décidé de vous en parler...car rien que cette question peut en dire long... saviez vous que depuis hier se tient à Bruxelles le sommet européen du printemps? un sommet pourtant crucial rappelle l'Independent... et qui devrait inspirer un peu plus nos politiques embourbés dans leurs préoccupations nationales... obnubilés par leurs scrutins, leurs sondages, les petits scandales politiques nationaux... Tout cela fait la une des journaux... écrit le quotidien centriste... alors même que se tient cette semaine une réunion européenne dont personne ne parle .... une réunion qui pourtant va mettre sur la table des défis ultra-importants car ils vont définir notre 21ème siècle à la fois sur le continent européen mais aussi sur l'ensemble du monde... Parmi ces défis ...liste l'article... la politique énergétique... la crise mondiale des crédits...mais surtout surtout .... le changement climatique! C'est vrai, commente le quotidien britannique ... ça n'est pas la première fois que l'Europe s'attache à cette question... l'année dernière, souvenez vous, les Etats Membres se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 20% d'ici 2020... mais il s'agit maintenant de décider de mesures concrètes pour appliquer cette déclaration d'intention et c'est justement ce que tente de faire ce sommet!... explique le journal... via des amendes salées aux entreprises polluantes...des incitations fiscales ... des aides financières aussi pour les entreprises européennes qui font un effort environnemental mais également pour des pays très polluant et en pleine croissance comme l'Inde ou la Chine car l'Europe s'empare du réchauffement climatique de manière globale et décidée... applaudit l'Independent... bien sûr nous n'échapperons pas aux désaccords au chantage et au compromis dans cette Europe à 27.... mais comment se fait il que nos politiques ... tout comme la plupart des citoyens européens ... ne veuillent pas comprendre que de tels sujets ne peuvent dorénavant plus se traiter que via une co opération internationale... croyez vous vraiment termine l'Independent que la Grande Bretagne, puisse faire l'économie de l'Europe en refusant de ratifier le traité de Lisbonne? ah le traité de Lisbonne, la voilà la pomme de discorde... continue Delo en Slovénie... d'autant que le bilan du premier cycle de la stratégie de Lisbonne pour la croissance et pour l'emploi... ces sujets si importants pour les citoyens... ce bilan, donc est mitigé... d'un côté la commission affirme que la croissance économique est plus forte et que le chômage recule... oui mais à quel prix ? dit la confédération européenne des syndicats qui dresse un bilan beaucoup moins élogieux... le temps de travail diminue et le travail précaire se développe... 31 millions de salariés touchent un salaire misérable, 17 millions vivent sous le seuil de pauvreté... et le journal conclut... le problème c'est que c'est encore l'idée européenne qui va en faire les frais et vous savez pourquoi semble lui répondre Publico au Portugal... et bien parce que l'Europe reste un nain politique.... il y a un contraste flagrant écrit le journaliste portugais entre la vitalité démocratique américaine et la manière dont les décisions les plus importantes sont prises en Europe... à savoir, dans le dos des citoyens... à l'image de la ratification de ce traité de Lisbonne... Nous avons déjà en Europe un état fédéral mais le processus démocratique du choix des gouvernant démontre le profond éloignement entre citoyens et institutions communautaires... ainsi les élections européennes pourtant décisives tendent à être vue comme un scrutin interne... c'est grave conclut le journal portugais... car l'Europe ce géant économique ne va pas pouvoir continuer longtemps ainsi, à savoir, sans une ligne politique définie. ou alors on arrivera sans cesse à ce même paradoxe... explique Postimees en Estonie... des gouvernements nationaux qui prônent l'approche communautaire dans leur discours mais qui dans les faits choisissent de faire cavaliers seuls... c'est exactement ce qui se passe avec l'affaire des visas américains... après la République Tchèque le mois dernier, la Lettonie et l'Estonie ont conclut cette semaine des accords bilatéraux avec les Etats Unis pour permettre à leurs citoyens d'entrer librement sur le territoire américain... c'est pourtant contraire aux règles européennes ... s'insurge le quotidien estonien...car la Commission négocie depuis des années en vue d'un accord global applicable à tous les Etats Membres alors il y a en effet de quoi se poser des questions... renchérit la Suddeutsche Zeitung en Allemagne... on peut se demander si les pays qui ont rejoint l'UE il y a quatre ans sont véritablement intégrés... car la tentation de faire cavalier seul avec les Etats Unis ou avec la Russie reste grande alors que l'attrait d'une force commune devrait pourtant être encore plus fort Mais ce manque d'esprit communautaire n'est pas spécifique aux nouveaux entrés... renchérit toute la presse espagnole ce matin... regardez ce que fait Monsieur Sarkozy avec son projet d'union méditerranéenne... titre el Mundo... voilà enterré son prédécesseur, le processus de Barcelone vieux de 12 ans et de 20 milliards d'euros d'investissements... enterré, pour un gadget inventé à Paris par le président français Ce processus qui vise pourtant à réunir les deux rives de la méditerranée sur des sujets spécifiques et cruciaux est pourtant indispensable... rajoute la Vanguardia ... mais le voilà vidé de son sens à cause de lutte de pouvoir politique au sein de l'Union entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy Résultat... dit el Pais... malgré l'enthousiasme tonitruant français qui croit voir dans cette union méditerranéenne une manière de lancer des opérations comme la dépollution de la méditerranée ou la lutte contre les incendies... et bien le reste de l'Europe regarde toutes ces questions avec une feinte curiosité et un grand scepticisme... on peut donc s'attendre malheureusement conclut le quotidien de Madrid, à voir ces questions relégués dans les méandres de la trop fameuse bureaucratie bruxelloise... L'immobilisme européen... c'est le reproche qui revient dans les papiers de la presse européenne ce matin... en cause dit la Libre Belgique comme le Spiegel... cette relation privilégiée entre la France et l'Allemagne qui ne fonctionne plus... à l'image de ce dessin que publie the Economist cette semaine... Sarkozy et Merkel sont couchés dans le lit de l'Europe ... le plus loin possible l'un de l'autre.... elle lit un vieux gros livre et fronce les sourcils aux président français qui fait des altères en marcel tout en écoutant Carla Bruni sur son ipod et en passant des coups de téléphone... ce qu'il faudrait pour réparer ce mariage de raison... considère l'hebdomadaire britannique, c'est que le président français comprennent enfin que la bonne relation avec l'Allemagne est la clef de tous ses projets personnels Mais au-delà, il faudrait surtout un immense changement de mentalités si l'Europe veut survivre conclut le Financial Time... car malgré les grands discours, les citoyens ne semblent finalement pas prêts à se doter d'une Europe politique... et pourtant ils doivent comprendre que nous sommes arrivés aux limites du système... et qu'ils continueront à tourner le dos à l'Union par déception, tant que cette dernière n'aura pas un vrai sens politique et ça, termine le FT, ça passe forcément par un président élu... comme aux Etats Unis! Bonne journée

Références

L'équipe