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Pour sa deuxième messe de Noël le Pape François a mis en avant la tendresse.Ce mot revient à la une de la presse internationale ce matin.Le monde a besoin de tendresse titre le journal italien le Corriere della Sera qui parle de la révolution de la tendresse appelée de ses souhaits par le Souverain Pontife, tendresse et douceur pour affronter les situations les plus dures. Le Pape François qui a célébré cette messe de minuit au son de la messe en do mineur de Mozart.Le quotidien suisse le Matin rappelle également que le Pape a appelé les fidèles à ne pas céder à la colère dans leur vie et à montrer de l'empathie pour les personnes en difficulté.Mais le grand thème de ce Noël 2014, c'est bien sûr la situation, terrible, des Chrétiens d'Orient.Sur son site internet, Radio Vatican évoque la lettre que le Pape a envoyé à ces communautés chrétiennes du Proche Orient. François y dénonce la violence qui a ravagée et déplacée des centaines de milliers de Chrétiens au Proche-Orient. "Je vous écris car je sais que pour beaucoup d'entre vous, vos chants de Noël sont accompagné de larmes et de soupirs". Le chef de l'Eglise catholique qui appelle également la communauté internationale a multiplier ses efforts pour promouvoir la paix à travers la négociation et la diplomatie. "Encore combien de temps le Proche-Orient va-t-il encore souffrir de l'absence de paix ?" demande François. Radio Vatican qui précise que d'après le nonce du vatican Mario Zenari, cette année en Syrie, à cause de la guerre et des attentats, les messes de minuit ont été anticipées dans l'après-midi hier pour réduire les risques de violences. Sur place, ce Noël est en effet célébré dans des conditions difficiles. Le site Middle East on line estime que derrière la façade des cérémonies et de la joie à Bethléem, les pellerins sont encore touchés par une année marquée par les bains de sang.A Bagdad, Middle East on line raconte que le désaroi du patriarche chaldéen Louis Sako lorsqu'il rappelle que 150 000 chrétiens d'Irak ont été déplacés cette année suite à l'offensive du groupe Etat Islamique et que d'après le patriarche, il n'y aura pas pour eux de retour rapide.A Bagdad où s'est rendu le quotidien italien la Stampa dans la paroisse de Saint-George où l'an passé, le père célébrait la messe de minuit devant plus de 400 catholiques. Cette année, ils ne sont plus qu'une soixantaine et le prêtre de déclarer avec amertume que le futur de cette paroisse ressemblera à un désert. Ce prêlat ne partira pas lui, mais il se présente désormais comme une sentinelle extrême de la Chrétienté, alors que cette communauté, l'une des plus anciennes communauté chrétienne au monde, a comptée jusqu'à un million de membres.Le quotidien britannique le Times lui a rencontré une famille de Chrétiens Syriens. La famille de Samir a fuit la ville de Maaloula lorsque la cité dans les montagnes au nord de Damas est tombée aux mains des Islamistes; Aujourd'hui réfugié à Beyrouth, au Liban, Samir affirme que si ces enfants se souviennent du Noël de l'an passé, où il avait neigé, leurs souvenirs vont peu à peu s'estomper pour disparaître complétement car d'après lui, il leur sera impossible de revenir un jour là-bas. Et le Times de craindre un exode définitif des communautés chrétiennes du Proche Orient.Le drame des Chrétiens d'orient qui concerne également l'Afrique du Nord. Le Daily Star, journal anglophone édité à Beyrouth évoque le calvaire des Coptes Egyptiens qui travaillent en Libye. Ils sont des centaines dans ce cas. Un couple de ces Coptes vient d'être assassiné à Syrte par des Islamistes et leur fille de 18 ans a été kidnappée. Et le journal de rappeler que déjà en février dernier, sept Coptes égyptiens avaient été tués à Benghazi par des Islamistes. Alors faut-il vraiment craindre le pire pour le futur de ces communautés lorsque le présent est si noir ?En Palestine, le Patriarche latin de Jérusalem, Fouad Twal se veut lui plus optimiste. Et après tout, Noël, c'est le jour où jamais pour l'être.Il espère que 2015 sera pour les Chrétiens Palestiniens, une année bien meilleure que 2014. Le Patriarche espère en particulier que l'année prochaine, il n'y aura plus de séparation en Terre Sainte et qu'à la place de ces murs, auront été construits des ponts de paix pour unir.Le patriarche évoquant le mur que le gouvernement israëlien construit en Cisjordanie et qui dans ce cas sépare Béthléem de Jérusalem.En attendant, cette année à Béthléem, à cause des tensions et de la violence dans toute la région, les pellerins étrangers sont rares. Mais comme Noël est un sensé être un jour d'Espérance, l'Osservatore Romano, l'hebdomadaire officiel du Vatican, qui relaie le message du Pape François, titre cette semaine sur cette phrase simple et pleine d'espoir : "Vous n'êtes pas seuls". Des mots qui s'adressent à ces Chrétiens d'Orient, avec ce message du Pape : "Il ne faut pas se résigner à la logique du conflit et du terrorisme". Peut-être la Révolution de la tendresse évoquée au début de cette revue de presse...

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L'équipe

Thomas Cluzel
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