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La Grèce et ses créanciers ont trouvé un accord, seulement quelques détails restent à régler assure EKATHIMERINI, le quotidien grec rapporte que le gouvernement a demandé aux parlementaires de rentrer de vacances pour approuver le texte le plus rapidement possible, avant la rencontre de l'eurogroupe prévu vendredi et avant le 20 août date à laquelle le pays doit rembourser 3,2 milliards d'euros à la banque centrale européenne. Un nouveau marathon va donc commencer. Sauf, sauf poursuit le journal, que les membres de l'aile radicale SYRIZA ne semblent pas disposés à coopérer rapidement.

"L'accord fait enrager les élus de Syriza" poursuit Le Temps. Le quotidien de Genève qui constate que tout n'est pas rose pour le premier minsitre Alexis Tsipras et son équipe. Souveraineté entachée, privatisations multipliées, empreintes néolibérales : l'accord fait grincer des dents. De nombreuses figures du parti ont déjà annoncé qu'elles voteraient contre.Pas très optimiste, le** site internet d'information sur la Grèce, MACROPOLIS ** estime que cet accord sur un 3 ème plan d'aide pour le pays pourrait provoquer une scission au sein de Syriza et donc des élections anticipées. Alexis Tsipras n'aura pas d'autres choix si, lors du vote de jeudi, moins de 120 députés du groupe parlementaires Syriza soutiennent l'accord."Un accord qui ne règle rien" estime la presse britannique. L'accord conclu hier pourrait laisser penser que la longue saga de la crise de la dette touche à sa fin. Il n'en est rien, lance THE GUARDIAN . L'accord n'est pas aussi solide qu'il parait. La faiblesse de la monnaie unique et son déficit démocratique ne sont pas réglés."La bombe qui menace l'euro n'est toujours pas désamorcée".

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L'Allemagne de son côté affiche un optimisme prudent..rapporte le correspondant du** FIGARO** à Berlin..le commentaire de la chancelière allemande ANGELA MERKEL se fait toujours attendre..Au gouvernement, au Bundestag...chacun compte examiner "minutieusement " le texte avant de réagir.

Et ce 3ème accord ne va pas relancer l'économie grecque, constate de l'autre côté de l'Atlantique The international New York Times , la rigueur demandée à Athènes est un vrai défi dans un pays épuisé par l'austérité, souligne le quotidien américain.Les remaniements demandés par les créanciers apparaissent comme un travail de Titan.

La Grèce est t'elle donc un pays sans histoire, sans géographie, sans société, sans loi, sans politique. Un pays comme une simple unité de production, hors du temps et de toute contingence....C'est l'impression qui se dégage, assure MEDIAPART , à la lecture du projet d’accord du nouveau plan de sauvetage de la Grèce...Le site d'information français souligne que la liste des exigences a été dressé sans tirer la moindre leçon des échecs passés, des circonstances actuelles.

L'urgence en Grèce c'est aussi celle de la situation des migrants. Alors que les projecteurs étaient braqués sur Athènes hier, la situation a dégénéré sur l'ile grecque de Kos, rapporte le quotidien belge LE SOIR . Des violences ont éclaté entre migrants dans un stade où étaient rassemblés près de 1500 réfugiés pour être enregistrés..Les forces de l'ordre sont intervenues avec des matraques et des extincteurs pour disperser la foule...Ces centaines de personnes, majoritairement des Afghans et des Syriens venus par la Turquie, avaient été transférés dans le stade après avori campé le long des routes depuis des semaines. "Le sang risque de couler" a prévenu hier le maire de Kos, cette ile très touristique qui compte 30 000 habitants. Selon l'élu, 7000 migrants se trouvent à Kos en attendant de rejoindre Athènes..Athènes où leur accueil est également problématique, rappelle le Soir

Le quotidien italien, CORRIERE DELLA SERRA , raconte de son côté comment une vacancière sur l'ile de Pserimos, a aidé 45 migrants, dont une dizaine d'enfants débarqués au milieu de la nuit. Carlotta, leur a apporté de l'eau, du pain, des biscuits. Des migrants venus de Syrie qui pensaient être arrivés sur Kos, à 14 kilomètres de là...La première chose qu'ils m'ont demandé assure la monotrice de voile c'est "où est le camp de réfugiés, où est la police ? "Les iles grecques sont devenues la nouvelle porte de la forteresse occidentale affirme le journal italien.Depuis le début de l'année, on a compté plus de 124000 embarquements de migrants à Lesbos, Chios, Samos ou Kos..une hausse de 750 % par rapport à la même période l'année précédente.

L'histoire heureuse de ces migrations est racontée ce matin dans** LA CROIX** Le quotidien français qui raconte comment en Calabre, dans le sud de l'italie, le village de Riace revit grâce aux réfugiés...depuis 1998, son maire, Domenico LUCANO, a décidé de mener un programme d'insertion des migrants pour repeupler sa ville... Riace qui ne comptait plus que 900 âmes à la fin des années 1990...."les commerces avaient mis la clé sous la porte, l'école aussi, Riace se mourait" se souvient lélu..Des maisons ont été restaurées, des métiers artisanaux développés. Aujourd'hui la commune affiche 2100 habitants, dont 400 demandeurs d'asile ou réfugiés. Il y a 22 nationalités différentes dans le village

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L'équipe

Thomas Cluzel
Production