Le Président du Conseil constitutionnel Robert Badinter ouvre sa première session de travail le 5 Mars 1986, entouré de Louis Joxe et Robert Lecourt. ©AFP - Michel Clément
Le Président du Conseil constitutionnel Robert Badinter ouvre sa première session de travail le 5 Mars 1986, entouré de Louis Joxe et Robert Lecourt. ©AFP - Michel Clément
Le Président du Conseil constitutionnel Robert Badinter ouvre sa première session de travail le 5 Mars 1986, entouré de Louis Joxe et Robert Lecourt. ©AFP - Michel Clément
Publicité
Résumé

Douzième temps des "Mémorables" avec Robert Badinter qui évoque son passage à la tête du Conseil constitutionnel durant neuf ans. Il dit combien cette fonction représentait une occasion privilégiée de servir la république tout en exerçant sa passion du droit.

En savoir plus

Ce douzième entretien des "Mémorables" avec Robert Badinter est consacré à sa nomination en tant que président du Conseil constitutionnel, fonction qu'il exercera entre 1986 et 1995. Il dit combien ce poste correspondait à son exigence et sa passion pour le droit. Il lui semblait que la France à l'époque "n'avait pas atteint le niveau d'un véritable état de droit" même si cela pouvait paraître très étonnant. Il y voyait beaucoup d'archaïsmes et des institutions "encore boiteuses" comme c'était le cas dans la Cinquième République avec une hyper présidence. C'est pourquoi, il a voulu donner encore plus de pouvoir au Conseil constitutionnel : "La loi n'est la loi que dans le cadre de la Constitution". C'était le lieu où il pourrait naturellement "assouvir [ses] passions du droit et en même temps exercer une fonction importante". C'était en tant que juriste qu'il se sentait choisi par le président François Mitterrand.

Quand François Mitterrand m'a évoqué la présidence du Conseil constitutionnel, je n'ai pas balancé une seconde. Parce que ça correspondait à ce que je considérais devoir être un champ d'action tout à fait important, peu connu, mais, dans l'évolution des institutions, un lieu où s'affirmerait de plus en plus l’exigence du respect du droit qui était pour moi à la fois une passion et une préoccupation majeure.

Publicité

Il redit la reconnaissance qu'il doit à François Mitterrand de lui avoir donné l'occasion "de servir la république dans ses principes, la république en tant qu'idéal et la république en tant qu'Etat de droit protecteur des citoyens".

Je n'ai pas connu de satisfaction de l'esprit comparable à celle que j'ai éprouvée au Conseil constitutionnel

Une production de Joël Calmettes, réalisée par Pierrette Perrono.

Mémorables - Robert Badinter, entretien 12/15 : Au Palais-Royal (Première diffusion : 19/02/2002)

Une archive France Culture/INA