Une ecole d'enseignement mutuel introduit en France vers 1815. Gravure du 19ème siècle Paris, musée Carnavalet
Une ecole d'enseignement mutuel introduit en France vers 1815. Gravure du 19ème siècle Paris, musée Carnavalet  ©AFP - Photo Josse / Leemage
Une ecole d'enseignement mutuel introduit en France vers 1815. Gravure du 19ème siècle Paris, musée Carnavalet ©AFP - Photo Josse / Leemage
Une ecole d'enseignement mutuel introduit en France vers 1815. Gravure du 19ème siècle Paris, musée Carnavalet ©AFP - Photo Josse / Leemage
Publicité

Une pédagogie très ancienne qui pourrait changer l’école d’aujourd’hui

Avec
  • Anne Querrien sociologue, auteur de « L’école mutuelle : une pédagogie trop efficace ? » (Les empêcheurs de penser en rond)
  • Vincent Faillet Professeur agrégé de SVT au lycée Dorian (Paris 11ème)
  • Sylvie Jouan Sylvie Jouan, professeur de philosophie, formatrice à la faculté d'éducation de l'université de Montpellier, site de Mende, Espé Languedoc-Roussillon, auteur de « La classe multiâge d’hier à aujourd’hui : archaïsme ou école de demain ? » (ESF éditeur)
  • Jean-Laurent Cassely Journaliste chez Slate.fr

L’enseignement mutuel est une pédagogie méconnue. Pourtant la classe mutuelle a existé aux XVIIIème et XIXème siècle. Elle a été totalement marginalisée après 1833 suite à une décision du ministre de l’éducation de l’époque, François Guizot. Nous allons revenir sur cette histoire et sur celle de notre école, l’école de 2017, dans laquelle beaucoup d’enseignants disent se heurter à la difficulté d’enseigner la même chose à des élèves aux niveaux trop variés, dans des classes hétérogènes.

Les mots "coopération", "autonomie", "responsabilisation" reviennent sans cesse chez de nombreux pédagogues insatisfaits du mode d’enseignement dit traditionnel, transmissif et vertical. Pensez à la désormais célèbre professeure des écoles, Céline Alvarez… ce vocabulaire convient bien à la classe « mutuelle », pour expliquer de quoi il s’agit, les élèves s’apprennent les uns autres ; par exemple on peut évoquer les classes uniques des écoles rurales (comme dans le documentaire "Etre et avoir"), les classes multi-âges qui mélangent les niveaux. Rue des écoles s’est rendu dans le cours de SVT de la classe de terminale de Vincent Faillet, au lycée Dorian, à Paris.

Publicité
Elèves de SVT, en "classe mutuelle", lycée Dorian à Paris, 04/05/2017
Elèves de SVT, en "classe mutuelle", lycée Dorian à Paris, 04/05/2017
© Radio France - L. Tourret

Anne Querrien : "Le principal argument (contre la méthode mutuelle), c'était la rapidité de l'apprentissage"

Sylvie Jouan : "Dans l'enseignement mutuel, le problème est que les enfants ne sont pas en contact avec (le) maître garant de l'éducation morale."

Vincent Faillet : "Si la salle de classe ne bouge pas, il est difficile de faire évoluer la pédagogie."

Focus : « La révolte des premiers de la classe ». Quand les surdiplômés passent un CAP.

Avec : Jean-Laurent Cassely, journaliste, auteur de « La révolte des premiers de la classe : métiers à la con, quête de sens et reconversions urbaines » (Arkhé)

L'actualité de l'éducation avec Marie-Caroline Missir, directrice de la rédaction de l'Etudiant

- Parution d'une Etude de Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales

- Etats-Unis : Donald Trump vient en effet de stopper deux programmes éducatifs emblématiques de l’ère Obama : l’un contre l’obésité des enfants, et l’autre pour l’éducation des filles.

- Belgique : adoption d'un "socle commun"

- Enseignement supérieur : circulaire sur la pratique du tirage au sort, un moyen pour départager les étudiants qui souhaitent s’inscrire dans des filières pudiquement dénommées « en tension », c’est-à-dire surchargées.

Références musicales : Titre : Oasis", auteur/interprète : La Chica

L'équipe

Louise Tourret
Louise Tourret
Louise Tourret
Production
Laurence Jennepin
Collaboration
Somany Na
Réalisation