Partir en colonie, découvrir son pays

colonie de vacances dans les Alpes
colonie de vacances dans les Alpes ©Maxppp - • Crédits : Jean Francois Frey / PHOTOPQR/L'ALSACE
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colonie de vacances dans les Alpes ©Maxppp - • Crédits : Jean Francois Frey / PHOTOPQR/L'ALSACE
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Histoire et géographie des colonies de vacances, écoles des paysages.

Avec
  • Gérard Garouste artiste
  • Laura Lee Downs Historienne, Directrice d'études au Centre de recherches historiques (CRH) et à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS)
  • Yves Raibaud Géographe, Maître de conférences HDR à l'Université Bordeaux Montaigne, Adess Cnrs.

Partir en colonie, c’est découvrir du pays, ou même son pays. Selon les chiffres du gouvernement 1,2 million d’enfants et de jeunes partent en colonies de vacances dans près de 40 000 séjours chaque année. Mais les colonies associatives seraient menacées par une directive européenne, la directive Travel. Elles sont défendues par nombre de militants et par… Jean-Louis Borloo. En effet, la proposition 19 de son tout récent plan pour les banlieues, consisterait à envoyer les enfants des quartiers populaires en colo gratuitement, ce qui confirme l’importance éducative accordée à ce type de vacances dans notre pays .... Une importance historique.

Parmi les premiers objectifs des colonies de vacances on trouvait l'idée de faire rester les petits Français des villes en contact avec la ruralité et même celle de faire connaître la France et forger un esprit patriote. À partir des années 30, faire découvrir la mer et la montagne s'est inscrit dans une politique sociale pour des associations, des communes puis aussi des comités d’entreprise.

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Laura Downs a écrit une Histoire des colonies de vacances et, sur le même thème, en anglais, "Childhood in the Promised Land : Working-class movements and the colonies de vacances in France",  les enfants dans la terre promise, cela dit quelque chose du projet éducatif de ces vacances offerte à la jeunesse.

Il s'agissait de créer et ouvrir l'esprit de "voyage républicain", connaître les personnes et les paysages de la campagne. L.Downs

Alors que les rapports et les tribunes se sont multipliés ces dernières années pour défendre les colonies, nous nous demanderons ce qui distingue encore ce type de vacances du tourisme de masse et comment peut s'envisager l'avenir des colos.

La colonie des années 30-40 durait 6, 8 voir 10 semaines l'été, c'est révolu. À partir des années 70 c'est 3-4 semaines et aujourd'hui c'est 1 à 2 semaines. L.Downs

Avec

Laura Lee Downs, Historienne auteure de « Histoire des colonies de vacances de 1880 à nos jours » Perrin 2009

Cette idée de promenade avait une signification qu'elle faisait découvrir la mer pour la première fois (...) Le paysage faisait parti d'un projet politique et social. L.Downs

Yves Raibaud, géographe, Université Bordeaux Montaigne, spécialiste de la géographie des discriminations et des loisirs des jeunes. Coauteur d’un rapport collectif sur les colonies de vacances en 2016.

Le projet de la colonie de vacances généraliste c'était que tous les gens du quartier partent ensemble en vacances. Aujourd’hui il s’agit d'envoyer des individus ("à problèmes") dans des lieux privatisés (...) l’intégration est toujours difficile. Y.Raibaud

A LIRE: Les colonies de vacances seraient-elles vraiment devenues du tourisme ?! **(**theconversation.com) 

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Le reportage de Sophie Bober

"C'est la peinture qui a décidé de m'accepter", avec le peintre Gerard Garouste, dont les expositions "Zeugma" et "Diane et Acteon" sont respectivement visibles à la galerie Templon (jusqu'au 12 mai) et au Musée de la Chasse (jusqu'au 1er Juillet)

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