Des femmes françaises en uniforme militaire et avec des grenades en bandoulière, membres des Forces Françaises de l'Intérieur, à Guincamp, en Bretagne.
Des femmes françaises en uniforme militaire et avec des grenades en bandoulière, membres des Forces Françaises de l'Intérieur, à Guincamp, en Bretagne. ©Getty
Des femmes françaises en uniforme militaire et avec des grenades en bandoulière, membres des Forces Françaises de l'Intérieur, à Guincamp, en Bretagne. ©Getty
Des femmes françaises en uniforme militaire et avec des grenades en bandoulière, membres des Forces Françaises de l'Intérieur, à Guincamp, en Bretagne. ©Getty
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Qu'elles aient été ouvrières, ménagères, châtelaines, secrétaires, postières, aubergistes, paysannes ou encore étudiantes, de nombreuses "femmes de l’ombre" ont participé à la résistance, mais l'histoire n'a pas retenu leurs noms, ni les actions décisives qu'elles ont menées.

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On ignore souvent la place qu'ont eue les femmes dans la Résistance. On imagine qu'elles ont seulement aidé, en tant qu'épouses, fiancées ou sœurs des résistants. En réalité, elles sont nombreuses à avoir combattu. Il est vrai que peu de femmes furent encouragées à intégrer le maquis et à avoir les mêmes missions que les hommes. Souvent, elles étaient cantonnées à des rôles d'agents de liaison. Si résister, c’est avoir "la volonté chevillée au corps de nuire à l’occupant en l’empêchant d’atteindre ses objectifs par tous les moyens", c'est parce que ce n'est pas seulement dans les actes que se mène la résistance, mais aussi par la pensée. La désobéissance aux lois ordonnées par l'occupant exigeait d'être prêt psychologiquement à en assumer les conséquences, de la torture à l'exécution. Sur ce terrain, les femmes ont d’autant plus de mérite qu’en 1940, elles n’ont encore ni droits politiques (pas de droit de vote) ni droits civils (l’autorité familiale reste soumise au chef de famille). Si on évalue à environ 20% la proportion de femmes dans les rangs de la Résistance française, il reste en réalité très difficile de les distinguer, tant elles ont œuvré sous pseudonymes et dans la clandestinité. Ce qui est certain, c'est que c'était la plupart du temps "par" et "autour" des femmes que s’est organisée la quotidienneté de la Résistance.

  • Les invités : Dominique Missika, éditrice, journaliste et historienne, qui a publié en 2018 aux éditions du Seuil, Les Inséparables, Simone Veil et ses sœurs, mais aussi une biographie sur une "célèbre inconnue de la Résistance" intitulée Berty Albrecht parue en 2005 chez Perrin, et également Résistantes. 1940-1944, publié aux éditions Gallimard, en coédition avec le Ministère des armées.

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Laurence Jennepin
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Clémentine Boulard
Production déléguée