L'acteur Bela Lugosi dans le rôle de Dracula, dans le film éponyme de 1931 réalisé par Tod Browning et Karl Freund.
L'acteur Bela Lugosi dans le rôle de Dracula, dans le film éponyme de 1931 réalisé par Tod Browning et Karl Freund. ©Getty
L'acteur Bela Lugosi dans le rôle de Dracula, dans le film éponyme de 1931 réalisé par Tod Browning et Karl Freund. ©Getty
L'acteur Bela Lugosi dans le rôle de Dracula, dans le film éponyme de 1931 réalisé par Tod Browning et Karl Freund. ©Getty
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Le buveur de sang, immortel séducteur, est une figure incontournable de la littérature qui cristallise nos désirs et nos craintes. Il se présente souvent, dans les premiers mythes, sous la forme d'une femme sensuelle et diabolique.

Avec
  • Alain Morvan ancien recteur des académies de Clermont-Ferrand, Amiens et Lyon, ancien président du Directoire des PUF, professeur émérite à la Sorbonne Nouvelle (Paris 3), spécialiste du XVIIIe siècle et de la littérature gothique

Matthieu Garrigou-Lagrange s'entretient avec Alain Morvan, professeur des universités, ancien recteur d’académie, et écrivain français, spécialiste de la littérature anglaise des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles et du roman gothique. Il a traduit, présenté et annoté chez Gallimard en 2019 Dracula: et autres écrits vampiriques de John Polidori et Samuel Taylor Coleridge. Il a également dirigé Frankenstein et autres romans gothiques dans la collection Bibliothèque de la Pléiade de Gallimard en 2014.

Le mythe du vampire prend racine dans les peurs les plus anciennes de notre civilisation. Il propose un dépassement imaginaire de la mort en condensant dans une figure à la fois humaine et monstrueuse, le rêve d'éternité. C'est peut-être le célèbre roman de Mary Shelley, Frankenstein ou le Prométhée moderne, qui marque les débuts de ce qu'on appelle "la littérature vampirique", mais il n'est pas à l'origine du mythe lui-même. Quelles sont les figures dans les récits primordiaux qui anticipent celle du vampire ? Dans la mythologie grecque, la lamia est cette femme très sensuelle qui finit par révéler sa vraie nature en dénudant une peau couverte d'écailles, mais il y a aussi la Méduse, la plus célèbre des trois gorgones, ou encore Lilith, déesse mésopotamienne citée dans la Bible et qui est l’image même de la séduction sous-tendue de tromperie diabolique. Le vampire serait donc originellement une "vampiresse", une figure féminine ? Le siècle des Lumières, dans sa volonté de défaire les hommes de leurs préjugés et superstitions, remettra en cause tous ces mythes. Mais en quoi consiste précisément la figure du vampire et comment s'est-elle transformée avec le temps ? 

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L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Laurence Jennepin
Collaboration
Clémentine Boulard
Production déléguée