John Ruskin, 1890.
John Ruskin, 1890. ©Getty
John Ruskin, 1890. ©Getty
John Ruskin, 1890. ©Getty
Publicité

John Ruskin, écrivain, critique d'art fasciné par l'architecture gothique et intellectuel engagé, qui dénonce "notre hâte moderne à devenir riches" en exploitant l'homme et l'environnement au nom du progrès de l'économie.

Avec
  • Frédérique Campbell traductrice
  • Jérôme Bastianelli directeur général du musée du Quai Branly-Jacques Chirac, essayiste et critique musical

Matthieu Garrigou-Lagrange s'entretient avec le critique musical et essayiste Jérôme Bastianelli qui a édité l'ouvrage Proust-Ruskin (Robert Laffont), qui présente les deux grands textes de Ruskin préfacés par Proust, La Bible d’Amiens et Sésame et les Lys, et auteur du Dictionnaire Proust-Ruskin (Classiques Garnier) et avec Frédérique Campbell, traductrice des Écrits naturels (Klincksieck) et de deux autres livres de Ruskin : Les Deux chemins (Presses du Réel) et Les Matinées à Florence (Éditions de l'Amateur).

Si Ruskin peut être considéré comme "le prophète de Proust", c'est notamment parce qu'il avait une approche presque religieuse de l'art. Il pouvait s’exprimer sur l’art gothique avec la même gravité qu’un chrétien évoquant le "jour où la vérité lui fut révélée", disait-il. Passionné par la peinture, il en étudie les chefs-d'œuvre à Paris et en Italie, manie le pinceau avec dextérité et donne des cours de dessin. Toutefois, c'est  dans l'écriture qu'il brillera, avec un premier essai sur les Peintres modernes en 1843 dans lequel il soutient avec ferveur la peinture de Turner. Suivront de nombreux ouvrages, dont Bible d’Amiens et Sésame et les Lys que Proust traduira et présentera, écrivant ainsi la célèbre préface Sur la lecture. Proust a préféré abandonné la rédaction de Jean Santeuil pour étudier l’œuvre de Ruskin dès 1899, soit un an avant la mort de ce dernier. Ruskin avait également un sens aigu de la justice. Il étudie dès 1860 l’économie politique et le réformisme social, jusqu'à s’engager corps et âme dans le combat social, convaincu qu'il est possible de changer les choses. Il anticipe la faillite de la société, gangrénée par le pouvoir de l'argent et la production de masse, et annonce même le risque d’un changement climatique provoqué par les activités humaines...

Publicité

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Laurence Jennepin
Collaboration
Clémentine Boulard
Production déléguée