Louise-Magdeleine Hortemels (1688-1767), Port-Royal, France, 1710.
Louise-Magdeleine Hortemels (1688-1767), Port-Royal, France, 1710. ©Getty
Louise-Magdeleine Hortemels (1688-1767), Port-Royal, France, 1710. ©Getty
Louise-Magdeleine Hortemels (1688-1767), Port-Royal, France, 1710. ©Getty
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L’histoire de l’abbaye de Port-Royal ne doit pas se confondre avec celle du jansénisme, même si l’histoire du jansénisme reste indispensable pour comprendre cette communauté et son succès au XVIIè siècle

Avec

Matthieu Garrigou-Lagrange s’entretient avec Philippe Luez directeur du musée national de Port-Royal des Champs et auteur d’un essai intitulé « Port-Royal et le Jansénisme. Des religieuses face à l’absolutisme », publié aux éditions Belin en 2017.

Fondée en 1204 à côté de Magny-les-Hameaux, dans la vallée de Chevreuse, l’abbaye de Port-Royal abrite d’abord des moniales de l’ordre de Citeaux avant de devenir cistercienne en 1225. En 1625, la communauté déménage un temps dans le Faubourg Saint-Jacques à Paris, moins insalubre, et se rapproche de l’abbé de Saint-Cyran, janséniste qui prône une foi éclairée et critique la corruption de l’église et l’absence de morale de Richelieu. Ce dernier se sentant menacé, le fera enfermé dans le fort de Vincennes d’où il ne sortira qu’à la mort du cardinal. Port-Royal est aussi célèbre pour ses « petites écoles » qui accueillirent notamment Jean Racine et Blaise Pascal et pour la publication en 1660 de la première grammaire française. Mais ce que l’histoire retient surtout, c’est la vie héroïque de cette communauté de femmes qui résista jusqu’au bout au pouvoir politique.

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L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Laurence Jennepin
Collaboration
Clémentine Boulard
Production déléguée