Vue du quartier de La Défense depuis Neuilly-sur-Seine
Vue du quartier de La Défense depuis Neuilly-sur-Seine ©Getty
Vue du quartier de La Défense depuis Neuilly-sur-Seine ©Getty
Vue du quartier de La Défense depuis Neuilly-sur-Seine ©Getty
Publicité

Louée et décriée, cette étrange construction imaginée après la Seconde Guerre mondiale se voulait utopique et futuriste.

Avec
  • Virginie Picon-Lefebvre architecte, urbaniste et enseignante à L'ENSA Paris-Belleville, co-auteure de "La Défense, un dictionnaire, architecture et politique" (Parenthèses, 2013)

Matthieu Garrigou-Lagrange s’entretient avec Virginie Picon-Lefebvre, architecte, urbaniste, écrivaine et professeure, qui a codirigé avec Pierre Chabard "La Défense. Un dictionnaire. Architecture/politique" publié aux éditions Parenthèse en 2012.

Construit il y a plus d’un demi-siècle à la place de modestes pavillons, de bidonvilles et d’usines, le quartier d’affaires de la Défense s’inscrit dans l’axe qui passe par l’Arc de Triomphe et rejoint le Louvre. Imaginé à une époque où la France était un pays "amoureux de la modernité", ce territoire de 800 hectares applique les principes de la Charte d’Athènes : pas de rue, des constructions en hauteur pour laisser passer la lumière, une dalle piétonne entourée d’une voie rapide et irriguée par une circulation en sous-sol. La Défense doit son nom à une statue illustrant le courage des combattants français durant la guerre de 1870. Pendant plusieurs générations, des architectes, urbanistes, sociologues et surtout politiques ont urbanisé par à-coups cet étrange objet futuriste. Pièce maîtresse de la réalisation, la dalle de 36 hectares représente un espace idéal pour repenser la ville après l’effondrement de la Seconde Guerre mondiale. Symboliquement, la Grande Arche, sorte de portique géant, fait porter le regard vers le futur.

Publicité