François Truffaut en pleine lecture, le 17 mars 1978
François Truffaut en pleine lecture, le 17 mars 1978
François Truffaut en pleine lecture, le 17 mars 1978 ©Getty - Evening Standard
François Truffaut en pleine lecture, le 17 mars 1978 ©Getty - Evening Standard
François Truffaut en pleine lecture, le 17 mars 1978 ©Getty - Evening Standard
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Résumé

Alors que le François Truffaut critique aux Cahiers du Cinéma jouait de sa plume aiguisée pour brocarder le trop grand empire des scénarios sur les films, le même devenu cinéaste cherchera à inventer des films littéraires, en investissant autrement les accointances entre écrire et filmer...

avec :

Bernard Bastide (Docteur en études cinématographiques et audiovisuelles).

En savoir plus

Avant d'être cinéaste, François Truffaut avait fait métier de son écriture : plus encore que ses camarades en critique Jacques Rivette ou Jean-Luc Godard, ses jugements acérés et ses tournures de phrases faisaient les grandes heures des Cahiers du Cinéma. Le voisinage des lettres n'a en fait jamais quitté François Truffaut de toute sa vie : il aura été lecteur invétéré pendant toute son enfance, rêvant à Zola bien avant de connaitre Orson Welles, ne cessera jamais d'écrire même lorsqu'il sera devenu cinéaste, lira sans cesse et entretiendra des correspondances et des amitiés avec certains auteurs de son temps...

Mon ambition, c’est de faire des films qui ressemblent à des romans.
François Truffaut

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Au-delà d'un contact personnel ininterrompu avec la littérature, cet amour de François Truffaut transparait dans son cinéma. Ainsi, non seulement il adaptera de nombreux romans en film ou montrera souvent des personnages qui lisent ou écrivent, mais il cherchera aussi à s'en inspirer pour son travail de cinéaste, dans sa façon même de réaliser des films. C'est inattendu de la part de celui qui, comme critique, n'avait pas cessé de fustiger la trop grande autorité des scénaristes sur les films au détriment du travail des réalisateurs. Mais le paradoxe n'est qu'apparent : si François Truffaut ne quittera jamais les voies du cinéma narratif vers une expérimentation plus librement visuelle, c'est bel et bien comme metteur en scène qu'il réfléchira au fait littéraire... Bernard Bastide nous explique l'importance de l'écriture pour François Truffaut dans sa vie, et comment celle-ci s'est répercutée dans son œuvre.

De Truffaut à Hitchcock, Romain de Becdelièvre ouvre sa Pièce jointe sur les propos houleux que le maitre du suspense réservait à la corporation des écrivains d'Hollywood, dans les entretiens que Truffaut avait fait avec lui.

3 min

L'invité :

  • Bernard Bastide est journaliste et historien du cinéma à l'Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle. Il est spécialiste d'Agnès Varda (dont il a été l'assistant), biographe de Bernadette Lafont (Bernadette Lafont, une vie de cinéma, Atelier Baie, 2013) et s'intéresse également de près à François Truffaut : il a ainsi édité les Chroniques d'Arts Spectacles, 1954-1958 (Gallimard, 2019), et récemment sa Correspondance avec des écrivains, 1948-1984 (Gallimard, 2022).
Références

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Laurence Jennepin
Collaboration
Cyril Marchan
Production déléguée