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Peinture à l'huile illustrant le pavage pentagonal de Penrose
Peinture à l'huile illustrant le pavage pentagonal de Penrose
- Roger Penrose

Ces deux mots, gravité et quantique, lorsqu’ils sont associés, peuvent engendrer une sensation étrange. Comme si l’on parlait d’obscure clarté, l’emblème des oxymores. En physique, la gravité quantique fait figure d’oxymore scientifique. En effet, tout oppose ces deux mots. L’un, la gravité, fait référence à la théorie d’Einstein, la relativité, qui décrit le fonctionnement de l’univers infiniment grand, tel que le mouvement des planètes, grâce à la courbure de l’espace-temps. L’autre, le quantique, désigne la mécanique du même nom qui, elle, décrit l’infiniment petit. Il s’agit de comprendre le comportement des particules élémentaires dans un univers étonnant où les probabilités règnent en maîtres et dans lequel un chat peut être à la fois mort et vivant. Depuis un siècle, ces deux théories d’un même monde, le notre, n’ont aucun point commun. La gravité ignore le quantique et le quantique ignore la gravité.

Pas surprenant que les physiciens du monde entier se lèvent tous les matins avec la même obsession : réconcilier ces deux frères ennemis. Et découvrir ainsi... la gravité quantique. D’où l’intérêt de l’ouvrage qu’un chercheur italien vient de publier en français, justement au sujet de la gravité quantique. Son auteur, Carlo Rovelli, prend ainsi le risque de décrire une théorie en cours d’élaboration et qui remet profondément en cause notre vision du monde. La fusion de la relativité et du quantique, on le pressentait, ne pourra se faire sans certains sacrifices. Avec Carlo Revelli, on est servi. Pour entrer dans son univers, il faut, par exemple, admettre que le temps n’existe pas, que l’espace est constitué de grains et qu’il faut en finir avec... l’infini. Que reste-t-il alors ? Essentiellement de l’information... Et une conscience aussi aigue que fertile... de notre ignorance.

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  • Que s’est-il passé depuis les premières découvertes du monde physique, il y a 26 siècles dans la cité grecque de Millet ?
  • Comment en est-on arrivé à la situation schizophrénique de la physique d’aujourd’hui ?
  • Pourquoi cette situation perdure-t-elle depuis plus d’un siècle ?
  • Peut-on comprendre la théorie de la gravité quantique... à boucles ?
  • Dans quelle mesure le sentiment d’ignorance se révèle-t-il le véritable moteur de la connaissance ?
Références

L'équipe

Marie Dalquié
Collaboration
Dany Journo
Réalisation