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 Aude Berheim, Vincent Libis et Ariel Lindner
Aude Berheim, Vincent Libis et Ariel Lindner
© Radio France - M.A.

Pour eux, Noël est tombé le 4 novembre cette année. Ils l’ont célébré loin de leur famille, à Cambridge, dans le Massachussetts. Leur cadeau n’est pas tombé du ciel mais il restera sans doute dans leur mémoire. Jugez vous-mêmes. L’équipe de treize étudiants ayant travaillé ensemble sur un projet scientifique sont devenus les champions de monde d’une discipline encore mal connue : la biologie synthétique. Et cette équipe est française, même si, comme dans les club de foot, ses membres sont de nationalités différentes. Tous viennent de Paris, du Centre de recherche interdisciplinaire, le CRI. Et leur projet a été soutenu par la fondation Bettencourt. Face à eux, 204 équipes venues du monde entier et dont certaines appartenaient à des institutions aussi prestigieuses que Harvard, Cambridge ou le fameux MIT qui organisait le concours. Au final, ce sont les français qui ont gagné, ce qui fait une différence avec certains autres sports.

Bien entendu, la biologie synthétique n’est pas un sport qui se joue à 13. Pour autant, l’iGEM, qui signifie International Geneticaly Engineered Machine, est bien une compétition. Chaque équipe présente un projet de recherche sur la biologie de synthèse et défend à la fois sa méthode et ses résultats. Les participants sont des étudiants qui ne sont pas encore parvenus au niveau bac+5. L’équipe française baptisée iGEM Paris Bettencourt a concouru avec un projet concernant la lutte contre la tuberculose avec des armes modernes. Les étudiants ont travaillé sur quatre biotechnologies utilisées pour l’aide au diagnostic de la maladie, la conception d’une bactérie capable de tuer la bactérie responsable de la tuberculose, la mise au point de moyens de suppression des résistances de la bactérie au traitement et enfin l’élaboration de nouveaux médicaments pour traiter la tuberculose.

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Comment vit-on l’obtention d’une telle récompense ?

Quels atouts ont permis à l’équipe française de remporter cette distinction ?

Dans quel contexte les étudiants ont-ils travaillé pour parvenir à ce résultat ?

Comment expliquer l’indifférence quasi-générale avec laquelle ce prix a été accueilli en France ?

La biologie synthétique fait encore peur. Est-ce justifié et que peut-on en attendre ?