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Oscar Pistorius, dit Blade Runner.
Oscar Pistorius, dit Blade Runner.
- aktivioslo

L’une des vedettes des Jeux Olympiques qui commencent dans une semaine exactement, le 27 juillet à Londres, sera sans doute Oscar Pistorius. Membre de l’équipe sud-africaine sur 400 mètres et relais 4 fois 400 mètres, il participera pour la première fois aux Jeux Olympiques des athlètes valides alors qu’il est privé de ses deux jambes. Né en 1986 sans péronés, il a été amputé dès l’âge de 11 mois. En 2004, il participe aux Jeux Paralympiques de 2004 à Athènes et rate, pour 70 centièmes de seconde, sa qualification aux Jeux Olympiques des valides de 2008 à Pékin. Mais à Londres, il sera là, avec ses deux prothèses auxquelles il doit le surnom de Blade Runner car elles sont constituées de lames élastiques. Son cas, certes exceptionnel, nous conduit à nous interroger sur les progrès des prothèses au service des personnes souffrant d’un tel handicap.

Oscar Pistorius a failli être victime des hautes performances de ses prothèses en fibre de carbone lorsque, en 2008, l’Association internationale des fédérations d’athlétisme a décidé de l’exclure des compétitions en alléguant l’un avantage dont il disposerait grâce à son appareillage. Pour la première fois, une prothèse est soupçonnée d’améliorer les performances du corps humain au lieu de compenser partiellement un handicap. Oscar Pistorius a fait appel de cette décision qui a été annulée en mai 2008. En réalité, si ses prothèses lui donnent un réel avantage dans les parties droites des courses, elles restent handicapantes au démarrage et dans les virages. Néanmoins, l’aventure de l’athlète sud-africain pose clairement la question des performances des prothèses et de ce que peuvent désormais en attendre les personnes handicapées.

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Qu’apportent les nouveaux matériaux et l’électronique aux prothèses de membres aujourd’hui ?

Dans quelle mesure peut-on considérer que ces appareillages suppriment le handicap ?

Quelles améliorations peut-on encore attendre au cours des prochaines années ?

Le prix souvent très élevé des prothèses high tech ne crée-t-il pas une fracture dans le handicap entre ceux qui peuvent en profiter et les autres ?

Les futures prothèses permettront-elles d’augmenter les performances du corps humain pour les handicapés mais, peut-être aussi, pour les valides ?

Invités :
Philippe Fourny , secrétaire général de l’Union Française des Ortho-Prothésistes (UFOP) et auteur de Homo Erectus. Le combat d’une profession (Cherche-Midi, 2011),

Jean-Pascal Hons-Olivier pour l'Association de défense et d'étude pour les personnes amputées (ADEPA),

Christophe Lecomte , ingénieur au sein du département recherche et développement d’Ossur, créateur des prothèses utilisées par Oscar Pistorius.

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L'équipe

Dany Journo
Réalisation
Catherine Donné
Collaboration