France Culture
France Culture
Publicité
En savoir plus
Buzz Aldrin sur la Lune
Buzz Aldrin sur la Lune

Aujourd’hui même, à quelque 350 km de la Terre, le vaisseau Dragon doit s’arrimer à la Station spatiale internationale, l’ISS. Signe des temps, il s’agit du premier vaisseau cargo privé lancé par la Nasa le 22 mai de Cape Canaveral à l’aide d’une fusée également privée, la Falcon-9 de la société Space-X.

Actuellement, six cosmonautes se trouvent à bord de l’ISS, dont trois russes, deux américains et un européen. Ce sont les seuls êtres humains à ne pas avoir les pieds sur Terre… La Station spatiale internationale constitue, à ce jour, le seul lieu de l’espace colonisé par l’homme. Et encore ne doit-elle rester en service que jusqu’en 2020, année où il faudra procéder à la rentrée dans l’atmosphère de ses 400 tonnes de métal.

Publicité

Nous sommes bien loin des perspectives qui semblaient ouvertes, le 16 juillet 1969, lorsque Neil Armstrong a posé le pied sur la Lune. Les Terriens parlaient alors de conquête spatiale. Ils rêvaient de s’installer sur la Lune avant de partir vers d’autres colonisations, dont celle de Mars bien entendu.

Trace de pied sur la Lune
Trace de pied sur la Lune

Pourtant, depuis la dernière mission du programme Apollo, Apollo 17, en décembre 1972, l’homme s’est contenté de la station spatiale internationale. Seuls douze êtres humains ont marché sur la Lune. Quarante ans plus tard, les missions humaines sur Mars, annoncées par Georges Bush, ne semblent pas avoir résisté à la crise économique. Un peu comme les téléspectateurs émerveillés de 1969, les astronautes regardent désormais les images des planètes explorés par les sondes spatiales… sur des écrans. La conquête s’est transformée en une exploration à distance. L’homme ne semble plus avoir les moyens, ou l’ambition, de n’envoyer que des machines dans l’espace… Et il se contente des belles images glanées par les télescopes, les robots et les sondes.

Equipage d'Apollo 11: Neil-Armstrong, Edwin Aldrin, Michael Collins
Equipage d'Apollo 11: Neil-Armstrong, Edwin Aldrin, Michael Collins

En ce début du 21e siècle, devons-nous faire notre deuil de ce qui avait été nommé, de façon relativement guerrière, la conquête, voire la colonisation, de l’espace par l’homme ? Après 2020 et l’abandon prévu de la Station spatiale internationale, la présence de l’homme dans l’espace cessera-t-elle totalement ?

Quels sont les projets actuels des Américains et des Européens vis-à-vis de Mars ?

Que peut-on attendre des nouveaux arrivants que sont les Japonais, les Chinois ou les Indiens ?

Faut-il, désormais, parler de la conquête spatiale au passé et doit-on, pour l’avenir, plutôt miser sur le tourisme en banlieue de la Terre ?

Jacques Arnoud, CNES
Jacques Arnoud, CNES
© Radio France - Xavier Coppolani
Michel Tognini, ex ESA
Michel Tognini, ex ESA
© Radio France - Xavier Coppolani

Invités: Jacques Arnoud , théologien et historien des sciences, chargé de mission pour les questions éthiques au Centre national d'études spatiales (CNES), auteur de* Une brève histoire de l'espace* (JC Béhar, 2011) et La Terre d'un clic. Du bon usage des satellites (Odile Jacob, 2010),

Michel Tognini , pilote de chasse, pilote d'essais, astronaute, ancien directeur du centre des astronautes européens de l'Agence Spatiale Euripéenne (ESA),

Jacques Villain , historien de la Conquête spatiale et de la Dissuasion nucléaire, Membre de l'Académie de l'Air et de l'Espace.

Références

L'équipe

Dany Journo
Réalisation
Catherine Donné
Collaboration