Quel avenir pour les vétérinaires?

France Culture
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Qui connaît Claude Bourgelat ? Peu d’entre vous sans doute. A moins que vous ne soyez vétérinaire. En effet, Claude Bourgelat n’est autre que le fondateur de cette profession. Cet ancien mousquetaire, puis avocat lyonnais, devenu écuyer du roi Louis XV responsable de l’Académie d’équitation de Lyon, crée en effet en 1761 la première école vétérinaire au monde dans les faubourgs de Lyon. Elle est suivie, en 1765, par l’Ecole du Château d’Alfort, près de Paris, qui demeure aujourd’hui l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort, à Maison-Alfort. Ce bref historique explique pourquoi la profession vétérinaire fête cette année les 250 ans de sa fondation. 2011 a ainsi été décrétée « Année mondiale vétérinaire ». L’occasion de nous pencher sur ces médecins du monde animal dont les fonctions réelles dépassent largement les interventions auprès du bétail ou des animaux de compagnie.

En effet, Claude Bourgelat avait défini dès 1755 le concept de « biopathologie comparée » connu aujourd’hui sous le vocable de « One health », une santé. Il écrivait alors : « La médecine de l’homme est utile à celle du cheval et réciproquement ». Une idée loin d’être banale à l’époque et qui jour encore aujourd’hui un rôle central dans les missions d’organisation comme l’OIE, l’organisation mondiale de la santé animale dont le siège est installé à Paris. Il apparaît en effet que la plupart des nouvelles maladies infectieuses humaines ont une originale animale. Qu’il s’agisse du virus Ebola, du SRAS, le syndrome respiratoire aigu sévère, ou des virus de la grippe H5N1 ou H1N1 qui a semé la panique en 2010, les liens entre santé animale et santé humaine se révèlent bien aussi serrés que l’avait pressenti Claude Bourgelat, il y a 250 ans.

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Qu’en est-il aujourd’hui du spectre de la mutation des virus des animaux pouvant les conduire à affecter l’homme ?

Comment est-on parvenu à éradiquer, en 2010 sur toute la planète, l’ancestrale peste bovine qui a tué 200 millions de bœufs entre 1740 et 1760 et qui a conduit à la création des écoles vétérinaires ?

Quel rôle joue aujourd’hui la mondialisation des échanges dans la propagation des échanges ?

Peut-on anticiper les pandémies à venir ou bien faut-il s’attendre à une crise sanitaire majeure dans les prochaines années ?

Avec Michel Baussier, Président du Conseil supérieur de l’ordre national des vétérinaires, **Philippe Chardonnet, ** Directeur de la Fondation internationale pour la sauvegarde de la faune, Jean-Claude Manuguerra, virologue, responsable de la Cellule d’Intervention Biologique d’Urgence (CIBU) de l’Institut Pasteur, Bernard Vallat , directeur général de L' Organisation mondiale de la santé animale (OIE)

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