France Culture
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Palazzo grassi
Palazzo grassi
© Radio France

C’est peut-être l’endroit le plus cliché du monde. Le grand canal de Venise. Grands dieux, se dit-on rien qu’à y penser ! Pourquoi pas Big Ben ou Disneyland Paris ? Et puis, on y va, sur le Grand Canal, et on est surpris par tant de beauté. La meilleure rime à Venise, c’est surprise, n’est-ce pas. Le Grand Canal est un endroit qui résiste au cliché. C’est dire s’il est beau. Il faut aussi préciser que la plaie des voyageurs organisés reste autour du Rialto et laisse à peu près tranquilles les autres lieux du Grand Canal. Et à mon goût le mérite bien ses visiteurs, cet affreux pont, avec son air de chapeau chinois. Les gens ne l’aiment que parce qu’il est un des derniers pont bâtis du monde. Ça bouche les perspectives, ça se traverse péniblement, c’est du commerce jusque dans l’espace, tant pis. Une importunité qu’on conserve est adorée. Enfin ! Je vous parlerai des pyramides d’Egypte une autre fois, qui me paraissent le plus envahissant exemple d’une laideur adorée parce qu’il en reste peu d’exemples : j’ai rendez-vous dans un palais. C'est le palazzo Grassi. A l’occasion de l’ouverture de l' exposition, « Paroles des images », je reçois pour en parler Martin Béthenod , directeur du palazzo Grassi-punta della Dogana.

bethenod
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Références

L'équipe

Charles Dantzig
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Production
Clotilde Pivin
Réalisation
Catherine Donné
Collaboration