France Culture
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Il y a en France un ministère de l’éducation nationale. Et comme nous le savons tous, son intitulé exact pourrait être : ministère de la réforme de l’éducation nationale. Par quelle espèce de mystère chaque ministre se croit-il obligé de réformer, ou plus exactement d’annoncer qu’il réforme ? La ministre l’Education nationale vient d’annoncer une réforme aussi critiquée et peut-être aussi destinée à avorter que la réforme de l’orthographe prévue en son temps par le Premier ministre Michel Rocard, cas typique du réformiste sans réforme. Najat Vallaud-Belkacem reculera-t-elle comme il avait dû reculer ? Sa réforme fait que l’auteur de ces paroles serait en quelque sorte interdit de l’éducation qu’il a reçue. J’ai appris l’allemand comme première langue étrangère, puis le latin et le grec. Tout cela, dans le nouveau projet, est réduit à des options qu’on pourra choisir dans des modules de programmes, du moins pour le latin et le grec, car pour ce qui est de l’allemand, les classes bilangues, comme on dit dans le galimatias que les gens de cabinet adorent souvent, seraient supprimées, faisant s’attendre à une chute de 15% des élèves apprenant l’allemand à 5%. Quel est le secret professionnel du projet de réforme de l’éducation nationale ? Je reçois pour en parler William Marx , professeur de littérature comparée à l’université Paris Ouest Nanterre la Défense.

Bibliographie :

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Philippe Cibois, enseignement du latin en France, une sociohistoire.

Paul Veyne, La Société romaine

L'équipe

Charles Dantzig
Charles Dantzig
Charles Dantzig
Production
Daphné Abgrall
Collaboration
Clotilde Pivin
Réalisation