Le secret professionnel des injures en littérature

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« Les querelles littéraires ont commencé dès qu’il y a eu plus d’un écrivain sur la terre. Le premier a vu le deuxième comme un usurpateur, le deuxième voyait le premier comme une fausse gloire. Dans l’Antiquité, un philosophe dont je n’ai pas encore décidé s’il était méchant, Lucien, a beaucoup écrit là-dessus. Et ça n’a pas cessé. Je n’oublie pas l’arrivée du troisième homme, un critique littéraire. Elle n’a pas été faite pour apporter de la bonté sur la terre.

On a de la peine à prendre son parti de ce qu’il ne puisse exister de statue sans qu’arrive une chiure de pigeon. Voici quelques statues, voici quelles chiures : Edmond de Goncourt traite Verlaine de "pédéraste assassin". Un écrivain soviétique, Alexandre Fadeev, qualifie Sartre d’ "hyène dactylographe". Le critique Jules Janin dit de Stendhal et du *Rouge et le Noir * : "Sous sa plume, tout se flétrit sans retour."Son confrère Edmond Schérer écrit de "La charogne" de Baudelaire : "Le lecteur se bouche le nez, la page pue." Est-il nécessaire que les querelles esthétiques tournent au lancer de vomi ? Quel est le secret professionnel des injures littéraires ? Je reçois pour en parler Etienne de Montety , directeur du Figaro littéraire . »

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Charles Dantzig

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