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Robert Mapplethorpe, Self-portrait (Autoportrait), 1988, 61 x 50,8 cm, épreuve au platine
Robert Mapplethorpe, Self-portrait (Autoportrait), 1988, 61 x 50,8 cm, épreuve au platine

« Il y a des gens pour trouver Robert Mapplethorpe scandaleux et juger qu’il fait de la pornographie. A partir d’un nombre très minime des 25 000 photographies qu’il a laissées, on juge l’intégralité de son art, sans le connaître. Les images supposées scandaleuses sont évidemment celles que préfèrent reproduire les médias, qui ont besoin de tapage pour vendre leur marchandise, comme les crieurs d’épluche-légumes à la sortie du Bazar de l’Hôtel de Ville. De plus, si on regarde les photographies jugées pornographiques de Mapplethorpe, on voit tout de suite la différence avec la pornographie authentique. La pornographie se caractérise par l’absence de mise en forme elle a pour intention l’excitation sexuelle. Mapplethorpe est tout contraire esthétisant, et l’excitation sexuelle semble moins son but que, peut-être, la provocation, et, en tout cas, la dramatisation. C’est un photographe assez classique, somme toute. Quel est le secret professionnel du scandale chez Robert Mapplethorpe ? Qu’est-ce qui fait que le scandale s’est attaché à lui, qu’est-ce qui fait que le scandale s’attache à un artiste ? Le scandale n’est-il pas dans l’œil de celui qui regarde ? Je reçois pour en parler Jérôme Neutres , commissaire de l’exposition Mapplethorpe qui ouvre au Grand Palais et durera jusqu’au 13 juillet prochain."

Charles Dantzig

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Bibliographie :

Catalogue exposition : Robert Mapplethorpe , RMN-Grand Palais

Patti Smith, *Just Kids *

Patti Smith, La Mer de Corail

Références

L'équipe

Charles Dantzig
Charles Dantzig
Charles Dantzig
Production
Daphné Abgrall
Collaboration
Clotilde Pivin
Réalisation