France Culture
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L'écrivain suisse de langue allemande Max Frisch (1911-1991).
Dans cet entretien de Max Frisch au micro de Marie-Hélène Baconnet en janvier 1976, l'écrivain évoque sa relation avec Bertolt Brecht à qui il porte une immense admiration, mais à qui il s'oppose sur la question du communisme.
10 min
L'écrivain  suisse alémanique Max Frisch, en 1955.
Architecte, romancier, dramaturge, Max Frisch était tout cela. Dans l'émission "Une vie, une œuvre", en 1998, Isabelle Rabineau dresse un portrait kaléidoscopique de l'écrivain suisse, dont l'œuvre est l'une des plus importantes de la littérature de langue allemande de l'après-guerre.
1h 01
Sam Shepard et Julie Delpy, tournage de The Voyager (d'après Max Frisch) de Volker Schlöndorff, 1991
L'émission "Etranger mon ami" présentait en 1961 le roman "Homo faber" de l'écrivain et dramaturge suisse Max Frisch. Bernard Dort, au micro de Dominique Arban, analysait ce livre qui deviendra un best-seller et sera adapté au cinéma par Volker Schlöndorff en 1991.
16 min
L'écrivain suisse de langue allemande (1911-1991) en 1966.
Dans cet entretien de Max Frisch, au micro de Marie-Hélène Baconnet en janvier 1976, l'écrivain suisse de langue allemande évoque la présence de la révolte et le désir de révolution qui transparaissent dans ses pièces et romans.
12 min
Les affiches de la pièce "Andorra" de Frisch au Théâtre Antoine et au Théâtre d'Aubervilliers 1965.
Dans "Le théâtre demain" en mars 1966, Gabriel Garran et Jean-Marie Serreau parlaient de leurs mises en scène respectives des pièces de Max Frisch "Andorra" et "Biedermann et les incendiaires".
44 min
Comédiens dans la pièce de Max Frisch "Biedermann et les incendiaires" en 1959.
L'émission "Nouveau répertoire dramatique" propose en 1972 une adaptation radiophonique de la pièce de Max Frisch "Biedermann et les incendiaires", réalisée par Lucien Attoun et Bronislaw Horowicz, dans une traduction de Philippe Pilliod.
1h 32
Max Frisch écrivain suisse de langue allemande (1911-1991) en 1976.
En 1984 parait la traduction française du roman "Barbe-Bleue" de l'écrivain suisse de langue allemande Max Frisch . Dans l'émission "Un livre des voix" Pierre Sipriot et Jean-Pierre Colas proposent la lecture d'extraits de ce récit ainsi qu'une discussion avec son traducteur Claude Porcell.
41 min
Les comédiens Ellen Schwiers et Ullrich Haupt et l'écrivain Max Frisch en 1968.
Dans le troisième et dernier entretien que donnait Max Frisch à Marie-Hélène Baconnet en janvier 1976, l'écrivain suisse de langue allemande évoquait sa relation avec les femmes, dans la vie, mais aussi dans ses pièces et romans.
10 min
Portrait de l'écrivain suisse de langue allemande, Max Frisch (1911-1991)
La Société des Comédiens Français proposait en 1983 la pièce "Triptyque" de Max Frisch, écrivain suisse de langue allemande, dans une mise en scène de Roger Blin.
2h 01
Max Frisch lors d'une répétition de sa pièce "Andorra" en 1961 à Zurich
En 1965, la pièce "Andorra" de Max Frisch est montée dans une mise en scène de Gabriel Garran avec Denis Manuel, Marie-Christine Barrault, Jacques Alric, Françoise Bertin et Jean-Pierre Dougnac. Elle inaugure le nouveau Théâtre de la Commune à Aubervilliers.
2h 05
L'écrivain suisse Max Frisch (1911-1991)
Auteur parmi les plus importants de langue allemande de l'après-guerre, le suisse Max Frisch,(1911-1991) est considéré comme l’écrivain des identités incertaines. Cette nuit d'archives permet d'entendre sa voix singulière ainsi que certaines de ses œuvres adaptées pour le théâtre ou la radio.
4 min

À propos du podcast

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Auteur parmi les plus importants de langue allemande de l'après-guerre, le suisse Max Frisch,(1911-1991) est considéré comme l’écrivain des identités incertaines. Cette nuit d'archives permet d'entendre sa voix singulière ainsi que certaines de ses œuvres adaptées pour le théâtre ou la radio.

En consacrant une Nuit d'archives à Max Frisch, c'est à l'écrivain suisse le plus important de la deuxième moitié du 20e siècle - avec Friedrich Dürrenmatt - que nous nous intéressons. À l'un des auteurs qui, comme Dürrenmatt, contribuèrent après-guerre à la réhabilitation de la littérature germanophone. Pourquoi Max Frisch aujourd'hui ? Tout d'abord parce que les écrivains de langue allemande ne se bousculent pas dans nos Nuits et qu'il en est l'un des représentants les plus notables de son époque.

Peut-être aussi parce que, en un temps où les identités se revendiquent avec d'autant plus de véhémence qu'elles sont fragiles, interrogeant la liberté et le destin de l'individu, l'œuvre de cet écrivain du doute et des identités incertaines pourrait avoir quelque chose à nous dire. Peut-être enfin parce que, mort depuis maintenant trente ans, s'il a été un auteur célèbre et célébré partout, étudié dans les écoles germanophones, Max Frisch semble à présent s'éloigner. Ce qui ne l'aurait pas surpris, lui qui dans les années 80 écrivait déjà : "Un écrivain croit-il aujourd’hui qu’on le lira peut-être encore dans cent ans ? Écrire est devenu une autre entreprise, une conversation avec des contemporains, et rien de plus ; la mission de l’écrivain, consistant à communiquer aux enfants de ses enfants un peu de son époque, devient une illusion. Il y a quarante d’années de cela, Brecht parlait encore aux générations futures".

Comment présenter davantage Max Frisch en quelques mots ? Exercice périlleux. Trop de contradictions, trop de femmes, trop de villes, Zurich, Berlin, New York, Rome… trop de Max Frisch… L'architecte, le romancier, l'essayiste, le dramaturge, l'ironique diablotin de la mauvaise conscience suisse tendant un miroir à la Confédération Helvétique pour  l'inviter à se regarder en face, l'Intellectuel de gauche et même, pour certains, le philosophe existentialiste. Tout cela, sans oublier sa passion pour le tennis de table.

Alors comment saisir, comment comprendre Max Frisch ? En s'en remettant à ses romans, à son théâtre… en le lisant avant tout, en le relisant… et en guise de rappel, ou d'introduction, pour ceux qui n'auraient pas eu encore l'occasion de croiser sa route, en écoutant le programme d'archives qui va suivre. Des émissions qui, par sa voix, par les témoignages de ceux qui l'ont connu, à travers les réflexions des metteurs en scène de ses pièces, par les analyses des critiques et des lecteurs les plus attentifs de ses textes, peignaient le portrait de Max Frisch en éclairant la singularité et l'unité complexe de son œuvre ; de ses romans - Homo faber, Je ne suis pas Stiller, Montauk - de son important Journal et de son théâtre – Biedermann et les incendiaires, Andorra ou encore Triptyque. Un théâtre auquel il aura sans doute été fait en France un meilleur accueil qu'à ses romans, et ce dès 1960, grâce en particulier à Jean-Marie Serreau, comme cela va nous être rappelé au cours de cette Nuit que nous consacrons à Max Frisch.

Nuit Max Frisch… un programme d’archives proposé par Albane Penaranda.