France Culture
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Claude Angeli, le Canard et la plume
Claude Angeli, le Canard et la plume
Claude Angeli et son père dans les jardins du Rocher, à Monaco
Claude Angeli et son père dans les jardins du Rocher, à Monaco
Adolescent dans la France d'après-guerre, peu assidu en classe mais sportif, le jeune Angeli voyage avec son équipe de volley-ball. Il s'intéresse ensuite à la politique et devient permanent au PCF. Puis, agacé par le dogmatisme et la discipline de l'appareil, il se tourne vers le journalisme.
29 min
Claude Angeli dans les locaux du Canard en 1992
Claude Angeli dans les locaux du Canard en 1992
Dans ce second entretien, Claude Angeli évoque ses premiers reportages au Nouvel Obs, son goût pour l'enquête et les révélations. Mais craignant " l'embourgeoisement " du journal, il le quitte et rejoint " Politique Hebdo ", à la fin des années 60. En 1971, Claude Angeli entre au Canard enchaîné.
29 min
Claude Angeli et Claude Roire  dans les bureaux du Canard, avril 1987
Claude Angeli et Claude Roire dans les bureaux du Canard, avril 1987
Au début des années 1970, le journal satirique étoffe ses effectifs et renforce sa capacité d'investigation. Parmi les recrues : Claude Angeli. Les révélations en série vont faire du Canard enchaîné un hebdomadaire redouté du pouvoir. A tel point que des micros seront dissimulés dans les locaux...
29 min
Portrait de Claude Angeli
Portrait de Claude Angeli
La presse est entrée dans une période de mutation, notamment avec l’émergence du numérique, le Canard fait figure d'exception : un site affichant la Une de la semaine, aucun article en ligne, ni abonnement. C'est à rebours de tous les journaux qui ont investi les écrans, pourquoi ?
29 min
Le 11 mai 2007, le juge Cassuto voulait perquisitionner la rédaction du Canard. Échec.
Le 11 mai 2007, le juge Cassuto voulait perquisitionner la rédaction du Canard. Échec.
Entrave au secret des sources, convocations de journalistes par la DGSI... la presse d'investigation doit faire face à de multiples pressions. Sans céder à la nostalgie d'un " âge d'or ", Claude Angeli appelle ses confrères et ses consœurs à refuser tout compromis quant à la liberté de la presse.
29 min

À propos de la série

Claude Angeli a intégré l'hebdomadaire satirique dans les années 70, après un passage au Nouvel Observateur et une jeunesse engagée au Parti communiste. Devenu rédacteur en chef de l'hebdomadaire satirique, il a vécu de l'intérieur les grandes affaires qui ont secoué la République...

**Une série d'entretiens produite par Frédéric Says, réalisée par Laurent Paulré. **

Claude Angeli est journaliste au Canard enchaîné depuis un demi-siècle. Il en a été le rédacteur en chef pendant plus de 30 ans. Depuis son premier scoop (la publication des feuilles d'impôts de Chaban-Delmas), jusqu'aux révélations qui ont fait vaciller François Fillon, il raconte les coulisses des grandes affaires de la Vème République : « oui, le Canard a parfois changé le nom du futur président ».

Il témoigne aussi des intimidations venues du pouvoir (micros cachés, filatures, traque des sources...) et s'inquiète d'une régression de la liberté de la presse.

Claude Angeli n'élude aucune question : combien gagne un journaliste du Canard enchaîné ? Pourquoi le journal satirique n'a-t-il pas pris le virage du numérique ? Existe-t-il une rivalité avec Mediapart ? Pourquoi le Canard enchaîné n'a-t-il jamais abordé la vie privée des responsables politiques ?

Ancien membre du parti communiste, Claude Angeli livre aussi une réflexion très actuelle sur les frontières entre le militantisme et le journalisme.

Provenant de l'émission

À voix nue, du lundi au vendredi de 20h à 20h30 sur France Culture

Une émission qui recueille les paroles, les réflexions de celles et ceux qui marquent notre temps.