France Culture
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© Jean-Michel Tixier / Talkie Walkie, Radio France
© Jean-Michel Tixier / Talkie Walkie, Radio France
© Jean-Michel Tixier / Talkie Walkie, Radio France
Terence Stamp, acteur britannique, en costume d'époque pour le film, 'Billy Budd', 1962. Réalisé par Peter Ustinov
Billy Budd, un jeune et beau marin, suscite l’affection de ses chefs et de ses camarades, à l’exception du capitaine d’armes qui veut sa peau.
56 min
Un scribe
Un notaire recrute un scribe qui paraît d’un dévouement idéal, jusqu’au jour où celui-ci se met à lui opposer une réplique systématique et implacable.
57 min
Un coq
Alors qu’il se lamente sur les folies du monde, un homme criblé de dettes et de malheurs retrouve joie et confiance grâce au chant d’un coq.
57 min
Une vue de la vieille ville de Florence avec le Duomo et le clocher en arrière-plan.
Deux rêves pharaoniques qui, littéralement, tombent à l’eau… ou à terre.
57 min

À propos de la série

Un choix de nouvelles de Melville, un parcours existentiel qui fait entendre le tragédien des océans, le romancier noir, l’homme avide d’espérance, l’optimiste ironique, l’indulgent forcené. Autant de voix narratives qui éclairent l’œuvre de l’un des plus grands auteurs américains.

"A l’exception de Baby Budd, paru après sa mort, cette série puise parmi les nouvelles qu’a publiées Herman Melville au milieu des années 1850, quand sa carrière de romancier tourne court (même Moby Dick, paru en 1853, est un demi-échec). A partir de la quinzaine de textes existants, j’ai voulu constituer un florilège aussi emblématique que possible. Une sorte de parcours existentiel qui fait entendre à la fois le tragédien des océans (Baby Budd), le romancier noir (Le Campanile), l’homme avide d’espérance (Cocorico), l’optimiste ironique (L’Heureux échec), l’indulgent forcené (Bartleby). Autant de voix narratives qui éclairent toutes, chacune à sa manière, l’originalité de cet auteur à la fois si sombre et si vivant."
Judith Sibony
Choix des textes : Judith Sibony
Conseillère littéraire : Caroline Ouazana
Réalisation : Cédric Aussir
Traduction par Christian Garcin et Thierry Gillybœuf publiée dans L’intégrale des nouvelles d’Herman Melville aux éditions Finitude

Herman Melville (New York 1819-1891) est aujourd’hui l’un des plus grands auteurs américains de l’histoire moderne, et pourtant ce grand écrivain-voyageur dont tout le monde connaît la redoutable Moby Dick n’a rencontré qu’un seul succès de son vivant, celui de son premier roman Taïpi. Même Moby Dick ne trouve pas vraiment son public à sa sortie en 1851. La plupart de ses nouvelles datent des années qui suivent, époque où les éditeurs hésitent à accepter ses manuscrits, et où les revues apparaissent comme un moyen de gagner un salaire à la pige, à défaut de droits d’auteurs. C’est ainsi qu’il publie, parfois de façon anonyme, une quinzaine de nouvelles, tantôt dans le Putnam's Monthly Magazine, tantôt dans le Harper's New Monthly Magazine. Cette époque correspond pour lui à une période de doute, de maladie, d’endettement. En 1866, renonçant à tout espoir de vivre de sa plume, il accepte un poste d’employé des douanes, qu’il occupera pendant près de vingt ans. Il meurt dans l’oubli en 1891, et sera redécouvert.

54 min
1h 13

Provenant de l'émission

Samedi fiction, le samedi de 21h à 22h sur France Culture

Un rendez-vous destiné au grand public : ces fictions auront pour mission de nous émouvoir, nous divertir, nous intriguer.