France Culture
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"Le Monde d'hier : journal d'un européen" de Stefan Zweig
"Le Monde d'hier : journal d'un européen" de Stefan Zweig
Stefan Zweig , en 1930
Stefan Zweig , en 1930
« Si je cherche une formule commode qui résume l'époque antérieure à la Première Guerre mondiale dans laquelle j'ai été élevé, j'espère avoir trouvé la plus expressive en disant : C'était l'âge d'or de la sécurité. »
Stefan Zweig
Stefan Zweig
« Pour être franc, toute ma scolarité ne fut pour moi qu'ennui et dégoût, accrus d'année en année par l'impatience d'échapper à ce bagne. »
Stefan Zweig
Stefan Zweig
« Si l'on ne pouvait bannir la sexualité du monde, au moins ne devait-elle pas être visible dans la société tacite, tout cet embarrassant complexe de questions n'était traité ni à l'école, ni dans la famille, ni en public, et l'on étouffait tout ce qui pouvait y faire songer. »
Stefan Zweig, chez lui à Salzburg en 1931
Stefan Zweig, chez lui à Salzburg en 1931
« Enfin était venu le moment longtemps attendu où, avec la dernière année du siècle, nous pûmes claquer derrière nous la porte du lycée abhorré. »
Stefan Zweig, à Ossining, dans l'état de New York, à l'été 1941
Stefan Zweig, à Ossining, dans l'état de New York, à l'été 1941
« Pour la 1ère année de ma liberté reconquise, je m’étais promis Paris en cadeau. Nulle part, on n’éprouvait l’impression d’une telle identité entre sa jeunesse et l’atmosphère que dans cette ville qui se donne à chacun et dont, pourtant, personne ne pénètre tous les secrets. »
Stefan Zweig, en 1920
Stefan Zweig, en 1920
« Elle était merveilleuse, cette vague tonique de force qui, de tous les rivages de l'Europe, battait contre nos cœurs. Mais ce qui nous rendait si heureux recelait en même temps un danger que nous ne soupçonnions pas.»
Stefan Zweig, dans sa maison à Salzburg, autour de 1930
Stefan Zweig, dans sa maison à Salzburg, autour de 1930
« Même sans la catastrophe qu’il déchaîna sur l’Europe, cet été de 1914 nous serait demeuré inoubliable. Car j'en ai rarement vécu de plus luxuriant, de plus beau, je dirais presque de plus estival. Jour après jour, le ciel resta d'un bleu de soie… »
Stefan Zweig, en 1925
Stefan Zweig, en 1925
« Pendant les trois années les plus dures de l’après-guerre en Autriche, 1919, 1920 et 1921, j’avais vécu enterré à Salzbourg, renonçant déjà, à vrai dire, à l’espoir de jamais revoir le monde»
Stefan Zweig, travaillant sur ses manuscrits, en 1930
Stefan Zweig, travaillant sur ses manuscrits, en 1930
« Cela reste une loi inéluctable de l'histoire : elle défend précisément aux contemporains de reconnaître dès leurs premiers commencements les grands mouvements qui déterminent leur époque. C'est ainsi que je ne puis me rappeler quand j'ai entendu pour la première fois le nom d'Adolf Hitler.»
Stefan Zweig
Stefan Zweig
« Comme mon imagination, comme toute imagination humaine se révéla hésitante, étroite, pitoyable au regard de l’inhumanité qui se déchaîna ce 13 mars 1938, jour où l’Autriche, et avec elle toute l'Europe, fut livrée en proie à la violence nue ! Maintenant, le masque tombait.»

Provenant de l'émission

Le Feuilleton, du lundi au vendredi de 20h30 à 21h00 sur France Culture

30 minutes d’espace de création radiophonique, de grandes adaptations d’œuvres du patrimoine classique et contemporain pour mêler tous les métiers et les talents de la radio.