France Culture
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Le Père Goriot carré série
Le Père Goriot carré série
La pension Vauquer (rue Neuve St Geneviève, aujourd'hui rue Tournefort) dans le 5ème arrondissement de Paris
La pension Vauquer (rue Neuve St Geneviève, aujourd'hui rue Tournefort) dans le 5ème arrondissement de Paris
La maison où s'exploite la pension bourgeoise appartient à madame Vauquer. Elle est située dans le bas de la rue Neuve Sainte-Geneviève. Les maisons y sont mornes, les murailles y sentent la prison. Nul quartier de Paris n'est plus horrible, ni, disons-le, plus inconnu.
Le père Goriot
Le père Goriot
Etre jeune, avoir soif du monde, avoir faim d’une femme, et voir s’ouvrir pour soi deux maisons !
Le Marquis, Eugène de Rastignac et Delphine de Nucingen.
Le Marquis, Eugène de Rastignac et Delphine de Nucingen.
Sachez-le bien, une femme aimante est encore plus ingénieuse à se créer des doutes qu'elle n'est habile à varier le plaisir.
Portrait de Vautrin (Jacques Collin)
Portrait de Vautrin (Jacques Collin)
La jeunesse n'ose pas se regarder au miroir de la conscience quand elle verse du côté de l'injustice, tandis que l'âge mûr s'y est vu : là gît toute la différence entre ces deux phases de la vie.
Vautrin et Eugène, personnage du "père Goriot"
Vautrin et Eugène, personnage du "père Goriot"
Une chose digne de remarque est la puissance d'infusion que possèdent les sentiments. Quelque grossière que soit une créature, dès qu'elle exprime une affection forte et vraie, elle exhale un fluide particulier qui modifie la physionomie, anime le geste, colore la voix.
Illustration du "Père Goriot"
Illustration du "Père Goriot"
Quand on connaît Paris, on ne croit à rien de ce qui s'y dit, et l'on ne dit rien de ce qui s'y fait.
Le manuscrit de "Le père Goriot"
Le manuscrit de "Le père Goriot"
Les ministères ont leur obéissance passive, comme l'armée a la sienne : système qui étouffe la conscience, annihile un homme et finit, avec le temps, par l'adapter comme une vis ou un écrou à la machine gouvernementale.
La pension Vauquer, avec tous ses pensionnaires
La pension Vauquer, avec tous ses pensionnaires
Tout allait pâlir devant les péripéties de cette grande journée, de laquelle il serait éternellement question dans les conversations de madame Vauquer.
Les 2 filles du père Goriot
Les 2 filles du père Goriot
Rastignac avait vu les trois grandes expressions de la société : l'Obéissance, la Lutte et la Révolte. Et il n'osait prendre parti. L'Obéissance était ennuyeuse, la Révolte impossible, et la Lutte incertaine.
Le père Goriot est mort
Le père Goriot est mort
Le dernier soupir du père Goriot devait être un soupir de joie. Ce soupir fut l'expression de toute sa vie, il se trompait encore.

À propos de la série

Achevé en 1835 sous la Monarchie de Juillet, Le Père Goriot décrit l’entrée dans le monde du « lion » Eugène de Rastignac, jeune provincial venu à Paris pour y étudier le droit et s’y faire un nom. On le découvre pensionnaire de la Maison Vauquer, voisin…

Achevé en 1835 sous la Monarchie de Juillet, Le Père Goriot décrit l’entrée dans le monde du « lion » Eugène de Rastignac, jeune provincial venu à Paris pour y étudier le droit et s’y faire un nom. On le découvre pensionnaire de la Maison Vauquer, voisin du pauvre père Goriot, faisant ses premiers pas dans la société mondaine de la Restauration, en novembre 1819. Évoluant habilement entre ces deux mondes, Rastignac apprend vite et comprend dès lors que l’argent « fait tout ». Quelques mois plus tard, en février 1820, on le quitte désabusé sur les hauteurs du Père-Lachaise, enterrant à ses propres frais le père Goriot et lançant sur cette société son célèbre et conquérant défi.

Provenant de l'émission

Le Feuilleton, du lundi au vendredi de 20h30 à 21h00 sur France Culture

30 minutes d’espace de création radiophonique, de grandes adaptations d’œuvres du patrimoine classique et contemporain pour mêler tous les métiers et les talents de la radio.