France Culture
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Leïla Sebbar, l'écriture de l'exil comme pays
Leïla Sebbar, l'écriture de l'exil comme pays
Leïla enfant, à Oran, en Algérie. Photo publiée dans le livre de Leïla Sebbar "Je ne parle pas la langue de mon père", publié aux éditions Bleu autour
Leïla enfant, à Oran, en Algérie. Photo publiée dans le livre de Leïla Sebbar "Je ne parle pas la langue de mon père", publié aux éditions Bleu autour
Naître en Algérie d’un père algérien et d’une mère française, tous deux instituteurs, apprendre à écrire les prénoms des bonnes de la maison, Fatima et Aïcha, souffrir du rejet des garçons arabes et des filles de colons.
30 min
Leîla Sebbar, collégienne à Tlemcen, en Algérie. Photo extraite du livre de Leïla Sebbar "Je ne parle pas la langue de mon père", publié aux éditions Bleu autour.
Leîla Sebbar, collégienne à Tlemcen, en Algérie. Photo extraite du livre de Leïla Sebbar "Je ne parle pas la langue de mon père", publié aux éditions Bleu autour.
Entendre les tirs et les cris dans la montagne, observer les jeunes soldats français rire fort, si beaux dans leurs uniformes, assister à l’arrestation de son père et attendre son retour de prison.
30 min
 Leïla Sebar et son père Mohammed à La Gonterie (Dordogne), en 1991
Leïla Sebar et son père Mohammed à La Gonterie (Dordogne), en 1991
Oublier la violence et l’Algérie à tout prix, rencontrer la liberté et la jeunesse universitaire, s’évader par le cinéma, comprendre la colonisation et ses rapports de force, découvrir la force du collectif, dire Je.
31 min
Leïla Sebbar à La Gonterie (Dordogne), dans le jardin familial, en 1982. Photo extraite de "Je ne parle pas la langue de mon père", publié aux éditions Bleu autour
Leïla Sebbar à La Gonterie (Dordogne), dans le jardin familial, en 1982. Photo extraite de "Je ne parle pas la langue de mon père", publié aux éditions Bleu autour
Ecrire comme on range un placard, sortir sans dire où l’on va, travailler sans relâche, dire la vie des femmes, leur espace domestique, la violence qu’on leur fait, passer du temps au comptoir, addicte au café, pour observer les gens.
30 min
Portrait studio de l'écrivain Leïla Sebbar en 1991, France.
Portrait studio de l'écrivain Leïla Sebbar en 1991, France.
Ne pas oublier les massacres du 17 octobre 1961, s’intéresser aux sans-abris sous le viaduc, donner une voix aux engagés dans le Djihad, critiquer le Paris-Dakar, encourager les élèves les plus modestes à s’émanciper par le savoir.
31 min

À propos de la série

A travers ses livres très souvent illustrés de paysages, Leïla Sebbar nous fait voyager entre la France et l’Algérie, de Hennaya près de Tlemcen à Paris, en passant par la Dordogne et ses forêts, elle remonte les cours d’eaux, les lignes de chemins…

A travers ses livres très souvent illustrés de paysages, Leïla Sebbar nous fait voyager entre la France et l’Algérie, de Hennaya près de Tlemcen à Paris, en passant par la Dordogne et ses forêts, elle remonte les cours d’eaux, les lignes de chemins de fer, pour finalement arpenter le viaduc du 13e arrondissement, ainsi que les squares de la Courneuve.

Dans les histoires de Leïla Sebbar, nous rencontrons des femmes, beaucoup de femmes, celles qui parlent arabe, la langue de son père, des femmes enfermées, des femmes prostituées et photographiées, des fugueuses, des voyageuses, des femmes libres et têtues, des femmes en résistance, des femmes en habits d’hommes.

Née en Algérie d’un père algérien et d’une mère française, Leïla Sebbar écrit autour de l’immigration maghrébine, du métissage, de l’histoire coloniale algérienne et de son incidence sur les sociétés françaises et algériennes, encore aujourd’hui.

Une série d'entretiens proposée par Pauline Maucort, réalisée par Doria Zenine. Prise de son : Nicolas Mathias. Attachée de production : Daphné Abgrall. Coordination : Sandrine Treiner.

Provenant de l'émission

À voix nue, du lundi au vendredi de 20h à 20h30 sur France Culture

Une émission qui recueille les paroles, les réflexions de celles et ceux qui marquent notre temps.