France Culture
France Culture
© Kelsey Suleau, Radio France
© Kelsey Suleau, Radio France
© Kelsey Suleau, Radio France
Le Feuilleton
Épisode 1/5 : La reconnaissance
"Un amour, Maria, ça ne se conquiert pas sur le monde mais sur soi-même. Et tu sais bien, toi dont le cœur est si merveilleux, que nous sommes nos plus terribles ennemis." A.C.
28 min
Le Feuilleton
Épisode 2/5 : La passion
"À bientôt, ma beauté, mon endormie, ma réveillée, ma douceur, ma fureur. J’embrasse longuement ta chère bouche, tes épaules noires, le creux de tes mains." A.C.
28 min
Le Feuilleton
Épisode 3/5 : La maturité
"Ne comprends-tu pas que je t'aime aussi, ainsi, enfermé, promettant des pages qui nous aideront à vivre ?" M.C.
28 min
Le Feuilleton
Épisode 4/5 : Etre monde
"Dix ans de vie partagée nouent à jamais deux êtres aux entrailles du monde et ils ne peuvent plus s’arracher l’un de l’autre sans s’arracher au cœur du monde." M.C.
28 min
Le Feuilleton
Épisode 5/5 : La mort
"Un seul cœur aura battu en nous qu’on entendra encore, nous disparus, dans le mystère du monde." A.C.
28 min

À propos de la série

"Quand on a aimé quelqu’un, on l’aime toujours", confiait Maria Casarès bien après la mort d’Albert Camus. "Lorsqu’une fois on n’a plus été seule, on ne l’est plus jamais."

"Le 19 mars 1944, Albert Camus et Maria Casarès se croisent chez Michel Leiris. L’ancienne élève du Conservatoire d’art dramatique, originaire de La Corogne et fille d’un républicain espagnol en exil, n’a que vingt et un ans. Elle a débuté sa carrière en 1942 au Théâtre des Mathurins, au moment où Albert Camus publiait L’Etranger chez Gallimard. L’écrivain vit alors seul à paris, la guerre l’ayant tenu éloigné de son épouse Francine, enseignante à Oran. Sensible au talent de la comédienne, Albert camus lui confie le rôle de Martha pour la création de sa pièce le Malentendu, en juin 1944. Et durant la nuit du Débarquement, Albert Camus et Maria Casarès deviennent amants. Ce n’est encore que le prélude d’une grande histoire amoureuse, qui ne prendra son véritable envol qu’en 1948.

Jusqu’à la mort accidentelle de l’écrivain en janvier 1960, Albert et Maria n’ont jamais cessé de s’écrire, notamment lors des longues semaines de séparation dues à leur engagement artistique et intellectuel, aux séjours au grand air pour raison de santé ou aux obligations familiales. Sur fond de vie publique et d’activité créatrice (les livres et les conférences, pour l’écrivain ; la Comédie-Française, les tournées, et le TNP pour la comédienne), leur correspondance croisée révèle quelle fut l’intensité de leur relation intime, s’éprouvant dans le manque et l’absence autant que dans le consentement mutuel, le désir, la jouissance des jours partagés, les travaux en commun et la quête du véritable amour, de sa parfaite formulation et de son accomplissement.
Nous savions que l’œuvre d’Albert camus était traversée par la pensée et l’expérience de l’amour. La publication de cette immense correspondance révèle une pierre angulaire à cette constante préoccupation."
Note de l’éditeur

Lettres choisies par Johanna Silberstein
Enregistrée à la maison Maria Casarès
Réalisation : Sophie-Aude Picon
Conseillère littéraire : Emmanuelle Chevrière

Avec : Aline Le Berre, Pierre-François Garel
Et la voix de Johanna Silberstein
Prise de son, montage et mixage : Julien Doumenc
Assistante à la réalisation : Sophie Pierre

Le volume Albert Camus, Maria Casarès : correspondance, 1944-1959 est publié aux éditions Gallimard.

Provenant de l'émission

Le Feuilleton, du lundi au vendredi de 20h30 à 21h00 sur France Culture

30 minutes d’espace de création radiophonique, de grandes adaptations d’œuvres du patrimoine classique et contemporain pour mêler tous les métiers et les talents de la radio.