France Culture
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Les mémoires vives de la guerre d'Algérie
Les mémoires vives de la guerre d'Algérie
Soldats français en Algérie (Janvier 1960)
Soldats français en Algérie (Janvier 1960)
Épisode 1/4 : Ce que mon père a fait en Algérie
A la rencontre des anciens combattants, à peine adultes à l'époque, au début de la guerre en 1954
55 min
Soldats français en Algérie en 1954
Soldats français en Algérie en 1954
Épisode 2/4 : Ceux qui ont refusé d'aller se battre en Algérie
Sur les 1,2 millions d’appelés combien voulaient la faire cette guerre ?
55 min
Harkis aux camps de Rivesaltes en septembre 1962
Harkis aux camps de Rivesaltes en septembre 1962
Épisode 3/4 : Déplacés par la guerre d'Algérie
Comme le dit le dictionnaire Larousse, "un rapatrié ou une rapatriée est une personne ramenée dans son pays d’origine par les soins des autorités officielles". Et il cite en exemple les "Français d’Algérie installés en métropole après l’indépendance de ce pays en 1962"
55 min
Monument des martyrs de la guerre, Alger, 2005
Monument des martyrs de la guerre, Alger, 2005
Épisode 4/4 : Algérie, confronter les récits personnels et officiels
On le sait bien : la mémoire, ce n’est pas l’Histoire. Alors, comment survivre à la confrontation des mémoires ?
55 min

À propos de la série

Que n’avons-nous pas vu, lu ou entendu sur la guerre d’Algérie, sur cette guerre fantôme, cette guerre sans nom, d’abord censurée, puis mal dite et pas, ou mal enseignée, pourtant extrêmement bien documentée ?

Pas une famille française de métropole n’a été épargnée par la guerre d'Algérie. Et que dire des Européens d’Algérie, des Musulmans, des Juifs, des Harkis, des Algériens eux-mêmes, ceux du FLN ou d’ailleurs ? Si l’année 1962 marque la naissance de l’Algérie moderne débarrassée, d’une France présente depuis 1830 – la France se préservant une partie du Sahara pour ses essais nucléaires et ses hydrocarbures – elle est également le début d’une nouvelle histoire. Celle de ceux qu’on a appelé les "rapatriés", plus d’un million de personnes qui n’avaient pour la plupart jamais mis les pieds dans l’hexagone. Un exil forcé et des familles éclatées, éparpillée, celle des "pieds noirs". Sans oublier la tragédie des Harkis trahis et le mauvais accueil des derniers appelés symboles de la défaite, une fois de plus, et de la perte du navire amirale de l’empire colonial français.

Alors on se retrouve entre soi, on communautarise ses mémoires, on fabrique des mythes fondateurs qu’on transmet aux générations d’après, ou pas. On dit. Mais on dit quoi ? A qui ? Pour les enfants devenus hommes sous les drapeaux et anciens combattants à leur retour alors qu’ils n’ont pas encore pour la plupart connu l’amour, commencent les cauchemars et les TPT, les troubles post-traumatiques. Et malgré les questionnements, le silence s’installe. Chez les anciens de la FNACA, la Fédération Nationale des Anciens Combattants d’Algérie, on raconte au compte-goutte. Surtout devant un micro. Enfin presque ? Car comme le dit l’historienne Raphaëlle Branche, « ils n’ont pas dit, mais la question est de savoir à qui ils n’ont pas dit. Car ils ont dit… en fait », résume-t-elle, en substance, de longues années de recherches. Et 60 ans, presque, après la fin de la guerre, reconnue comme tel en 1999, les mémoires semblent encore aussi vives qu’en 1962. Le "Rapport Stora" décrié de part et d’autre de la Méditerranée saura-t-il, par de-là les gestes politique récents, nous permettre un jour de nous prélasser parc Ali Boumendjel près de l’avenue Abdel Kader du côté de la place de la Concorde ?

Une série documentaire d'Alain Lewkowicz réalisée par Somany Na

Provenant de l'émission

du lundi au vendredi de 17h00 à 17h55, rediffusion le soir à 23h sur France Culture

Documenter toutes les expériences de la vie, des cultures et des savoirs. Chaque semaine, un grand thème en quatre épisodes, autonomes et complémentaires. En ce moment, LSD, La Série Documentaire est en partenariat avec Tënk, la plateforme du documentaire d’auteur.