France Culture
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Margarethe von Trotta, un regard sur le passé allemand
Margarethe von Trotta, un regard sur le passé allemand
Margarethe von Trotta en 1994.
Margarethe von Trotta en 1994.
Épisode 1/5 : "J'ai été apatride et j'ai été une fille naturelle"
Dans ce premier entretien d'"A voix nue", Margarethe von Trotta raconte son enfance dans les ruines de Berlin de l'après-guerre. Elle vit seule, enfant illégitime, avec sa mère issue d'une famille d'aristocrates russes qui lui a donné son caractère insoumis et son amour de la littérature russe.
28 min
Margarethe von Trotta à Hamburg le 20 Septembre 2000.
Margarethe von Trotta à Hamburg le 20 Septembre 2000.
Épisode 2/5 : "Mon université, c'était le cinéma"
Deuxième temps d'"A voix nue" avec Margarethe von Trotta qui évoque sa jeunesse à Paris et la découverte du cinéma à travers les révélations que seront les films d'Ingmar Bergman, d'Alfred Hitchcock et la Nouvelle Vague. Devenir metteure en scène est longtemps resté comme un secret en elle.
28 min
Margarethe Von Trotta en 2007.
Margarethe Von Trotta en 2007.
Épisode 3/5 : "J'ai toujours eu ce désir de sortir, ce désir de se libérer de cette peau restreinte"
Troisième entretien d' "A voix nue" avec la réalisatrice Margarethe von Trotta qui évoque les débuts de son parcours dans le nouveau cinéma allemand à la fin des années 60 et comment d'actrice pour des réalisateurs célèbres, elle est passée de l'autre côté de la caméra malgré le machisme ambiant.
28 min
Margarethe von Trotta en octobre 2000.
Margarethe von Trotta en octobre 2000.
Épisode 4/5 : "Après le mur de pierre, on a parlé du mur dans la tête des gens et ça, bien sûr, ça dure encore"
Quatrième temps avec Margarethe von Trotta, où elle évoque les thématiques de ses films. Elle s'est attachée à raconter l'histoire contemporaine de l'Allemagne, une période oubliée dans la mémoire collective de ses compatriotes. Du nazisme au terrorisme gauchiste, elle cherche le fil de l'histoire.
28 min
Margarethe Von Trotta en 2007.
Margarethe Von Trotta en 2007.
Épisode 5/5 : "Je ne veux pas faire la professeure avec mes films. C'est plutôt une curiosité."
Cinquième et dernier moment avec Margarethe von Trotta qui s'exprime plus particulièrement sur ses films en tant que portraits de femmes qui pensent. Elle se dit curieuse et aime chercher dans les creux de l'Histoire des femmes combattantes et libres de penser par elles-mêmes.
28 min

À propos de la série

"A voix nue" proposait en 2013 une série de cinq entretiens consacrée à la cinéaste allemande Margarethe von Trotta. Elle y raconte son parcours depuis les années 60 d'abord comme actrice fétiche du nouveau cinéma allemand puis comme réalisatrice inspirée par les portraits de femmes libres.

"A voix nue" proposait en 2013 une série de cinq entretiens consacrée à la cinéaste allemande Margarethe von Trotta. Elle y raconte son parcours depuis les années 60 d'abord comme actrice fétiche du nouveau cinéma allemand puis comme réalisatrice inspirée par les portraits de femmes libres.

Margarethe Von Trotta est une cinéaste allemande voyageuse et polyglotte qui vit en France. Elle est née en 1942 à Berlin. Elle découvre le cinéma d'auteur à Paris au début des années 60 et ce fut une révélation pour elle. Elle commence alors une carrière de comédienne au cœur du nouveau cinéma allemand aux côtés de Rainer Werner Fassbinder puis de Volker Schlöndorff qui deviendra son mari. Faisant face au machisme du milieu cinématographique, Margarethe von Trotta sait inconsciemment qu'elle veut devenir réalisatrice et elle profite de ses rôles pour observer les cinéastes. Elle commence alors à devenir scénariste puis coréalisatrice avant de trouver la confiance d'un producteur qui lui permette de passer seule derrière la caméra.

Ses films sont consacrés à la mémoire de l'Allemagne et à ses grandes figures féminines. On peut citer Les Années de plomb sur le terrorisme d'après 68, Les années du mur ou encore Rosenstrasse, qui raconte un acte de résistance collective au nazisme, mais aussi les biopics Rosa Luxembourg ou Vision sur Hildegarde de Bingen et Hannah Arendt. Son cinéma est celui d'une exploratrice de la conscience allemande, d'une observatrice sans concession_._

Provenant de l'émission

du lundi au vendredi de 20h à 20h30 sur France Culture

Une émission qui recueille les paroles, les réflexions de celles et ceux qui marquent notre temps.