France Culture
France Culture
Vivre sans sexualité
Vivre sans sexualité
Vivre sans sexualité
Vivre sans sexualité
Épisode 1/4 : Sexualités empêchées
Dans la hiérarchie des besoins de Maslow, la sexualité est considérée comme un besoin physiologique fondamental, au même titre que la respiration, l’alimentation ou le repos.
55 min
L'absence de sexualité, une anomalie sociale
L'absence de sexualité, une anomalie sociale
Épisode 2/4 : L'absence de sexualité, une anomalie sociale
Pour de nombreuses femmes, s’extraire du grand jeu de la baisabilité permettrait de se libérer d’un poids, celui d’être « la bonne meuf » pour reprendre la formule de Virginie Despentes.
55 min
Jeunes séminaristes avant une messe d'ordination de prêtres
Jeunes séminaristes avant une messe d'ordination de prêtres
Épisode 3/4 : Les vertus de l'abstinence
L'abstinence sexuelle apparaît depuis la nuit des temps comme la solution aux maux humains et même divins.
55 min
Rassemblement # MeToo, 2017, Paris
Rassemblement # MeToo, 2017, Paris
Épisode 4/4 : Sortir de la sexualité, un acte politique
Les rapports de domination dans le couple et dans la sexualité posent la question de la compatibilité du féminisme et de l'hétérosexualité.
55 min

À propos de la série

Nous sommes de plus en plus nombreux.ses à ne plus avoir d’activité sexuelle, soit parce que nous sommes empêché.es, soit parce que nous ne sommes plus intéressé.e.s. Et cette absence de sexualité est un des grands tabous de nos sociétés : on n’en parle pas !

  • Cette série aborde la question de la sexualité de façon explicite et parfois crûe, elle n'est pas destinée à toutes les oreilles, les plus sensibles peuvent donc s'abstenir

Baiser serait la panacée, le plaisir suprême, la plus raffinée des jouissances. Le sexe serait une condition sine qua non à la réussite de sa vie, un ciment dont dépendrait la pérennité du couple et la stabilité familiale. Il nous faut « réussir » notre sexualité, « booster » notre libido, et autres termes issus du jargon marketing. Mais la réalité est que nous ne baisons pas autant qu’on voudrait le faire croire.

Dans un contexte culturel régi par une omniprésence de représentations érotisées, cesser la sexualité revient à s’exclure d’une norme et de tout un système codifié. Tant que nous faisons partie du jeu, nous ne nous en rendons pas réellement compte. Ce n’est qu’une fois abstinent.e.s que toute l’absurdité de nos codes sociaux nous saute aux yeux : pourquoi mettre une femme nue pour nous vendre un yaourt ? Pourquoi mimer une fellation dans une publicité pour des cônes glacés ? Arrêter la sexualité permet de se rendre compte à quel point celle-ci est partout, et souvent là où on ne la voit plus : elle façonne nos imaginaires, code notre morale, structure nos rapports sociaux, pose des problèmes politiques. La sortie de la sexualité, qu’elle soit volontaire ou contrainte, permet d’en prendre la mesure et provoque inévitablement dans nos vies des bouleversements inattendus. Pour le meilleur et pour le pire.

Publicité

Un journal de bord à 4 mains

À l’origine du projet, une histoire entre deux documentaristes, un homme et une femme, Ovidie et Tancrède Ramonet, dans la force de l’âge, valides, avenants, privilégiés, qui décident de ne plus faire l’amour. Ni ensemble, ni séparément. Pour elle, après #MeToo, comme pour de nombreuses militantes, l’hétérosexualité ne lui a plus semblé aller de soi. Face à la violence de ce raz-de-marée de témoignages, comment avoir encore l’envie de coucher avec des hommes ? Comment parvenir à s’exciter lorsqu’on regarde le monde à travers le prisme de la domination masculine ? Lui, a voulu faire l’expérience d’une sexualité empêchée, d’une souffrance partagée par tous les prolos de la sexualité, les rejetés, les rebuts, les invalides, les prisonniers, les isolés.

À travers un journal de bord introspectif, ils partent à la rencontre de celles et ceux qui, comme eux, ne baisent plus, qui n’en veulent pas ou plus, qui désirent mais autrement, qui en souffrent ou au contraire s’en trouvent soulagé.es,  qu’ils soient des laissé.e.s pour compte du grand marché libidinal, des grévistes du sexe, des ascètes modernes ou des abstinent.e.s momentané.e.s, afin de faire entendre leur voix et de les faire sortir de la nuit.  Ils nous proposent de les suivre dans leur quête à la croisée des mondes de la religion, de la morale, de l’économie, de la science, de la politique.

Une série d’Ovidie et Tancrède Ramonet, réalisée par Séverine Cassar

Provenant de l'émission

du lundi au vendredi de 17h00 à 17h55, rediffusion le soir à 23h sur France Culture

Documenter toutes les expériences de la vie, des cultures et des savoirs. Chaque semaine, un grand thème en quatre épisodes, autonomes et complémentaires. En ce moment, LSD, La Série Documentaire est en partenariat avec Tënk, la plateforme du documentaire d’auteur.