François Villon

France Culture
France Culture
Publicité

"Mais où sont les neiges d'antan !"

Le sieur Villon est né l’année où l’on brûlait vive Jeanne d’Arc à Rouen, avant de jeter les cendres de l’hérétique sorcière à la Seine : 1431.

Publicité
François Villon
François Villon

**Né François de Montcorbier, à Paris sous l’occupation anglaise, il perd en son jeune âge et son père et son nom : Villon est celui du chanoine qui veilla sur sa formation de licencié et maître es arts. **

**Cependant la tourmente persiste en ce XVème siècle de peste, de famines et de rudes hivers. Et tandis que les loups rôdent aux portes de Paris, les étudiants ont tôt fait de se réchauffer au feu des tavernes et de mal tourner, excellant au jeu des enseignes substituées ou au vol des crochets de bouchers. **

**Le 5 juin 1455, c’est la rixe fameuse, et la mort d’un prêtre d’un coup d’épée et de pierre qui pousse Villon à fuir. Commence une vie errante : vol, arrestation, inculpation, prison, torture, testament, condamnation à mort, et enfin bannissement le sauvant de la corde. **

**« Frères humains qui après nous vivez, n’ayez les cœurs contre nous endurcis » dit l’épitaphe de François Villon en forme de ballade. **

La preuve que le poète n’était point « sec et noir comme un écouvillon ».

Dans son œuvre à la diable, Georges Brassens a choisi ses huitains d’octosyllabes qui alternent les rimes masculines et féminines jusqu’à l’envoi final. Et la voix de Jean Vilar.

L'équipe