©Getty -  Peter Zelei Images
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Résumé

Alors que Pékin vient en aide à l’Italie, et que, par le biais du coronavirus, l’Europe se fait chinoise, que dit cette pandémie d'un avenir dans lequel nous sommes peut-être déjà entrés ?

avec :

Alice Ekman (Analyste responsable de l'Asie à l'Institut des études de sécurité de l'Union européenne (EUISS)), Chloé Froissart (Professeure d’histoire et de sciences politiques au département d’études chinoises de l’Inalco), Alexandre Labruffe (écrivain).

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Qui accroît l’information augmente l’incertitude. Et, comme le dit l’écrivain Alexandre Labruffe dans son premier roman sorti l’année dernière, Chroniques d’une station-service (Verticales), l’incertitude, c’est la porte ouverte à l’effroi. Après le discours du Premier ministre hier soir annonçant la fermeture pure et simple du pays et le confinement de chacun chez soi, chacun s’éveille ce matin avec la conscience de vivre un temps ajourné. 

Plus rien ne bouge, sinon les informations sur la pandémie qui circulent à la vitesse du virus lui-même, sans que l’on en sache vraiment plus sur sa nature, sa létalité ni sur la façon dont il va impacter les vies suspendues qui sont désormais les nôtres pour un temps indéterminé.
Virus et information, virus et viralité vont ensemble, et ce n’est peut-être pas un hasard si celui-ci, de virus, est né dans l’un des pays où, justement, l’information circule le moins, où les individus sont les plus contrôlés : la Chine. Dans les premières semaines de l’alerte, le coronavirus a surtout révélé l’étrange dépendance économique du monde libéral pour cette superpuissance qui concurrence les Etats-Unis mais dont le président Xi Jinping continue de se réclamer de Marx, un Marx 2.0, réécrit par les technologies de surveillance et dont le modèle prétend concurrencer l’Occident.

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Marc Weitzmann s'entretient avec Alice Ekman, analyste responsable de la Chine et de l'Asie pour le think tank European Union Institute for Security Studies (EUISS) et autrice de « Rouge vif : l’idéal communiste chinois » (éditions de l’Observatoire), Chloé Froissart, sinologue, maîtresse de conférence en sciences politiques au département d'études chinoises de l'Université Rennes II et Alexandre Labruffe, attaché culturel à Wuhan en Chine, auteur de Chroniques d’une station-service (Verticales).

Références

L'équipe

Marc Weitzmann
Marc Weitzmann
Marc Weitzmann
Production
Véronique Vila
Réalisation