Rue de Roubaix - le reportage de Zone interdite est en parti tourné dans la ville de Roubaix.
Rue de Roubaix - le reportage de Zone interdite est en parti tourné dans la ville de Roubaix.
Rue de Roubaix - le reportage de Zone interdite est en parti tourné dans la ville de Roubaix. ©AFP - Philippe Huguen
Rue de Roubaix - le reportage de Zone interdite est en parti tourné dans la ville de Roubaix. ©AFP - Philippe Huguen
Rue de Roubaix - le reportage de Zone interdite est en parti tourné dans la ville de Roubaix. ©AFP - Philippe Huguen
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Résumé

Le reportage "Face au danger de l’islam radical, les réponses de l’Etat" consacré au fondamentalisme islamiste diffusé dans "Zone interdite" sur M6 provoque depuis sa diffusion une série de réactions en chaîne. Quelles sont les limites du reportage d'investigation par temps de crise ?

avec :

Mohamed Sifaoui.

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Le reportage "Face au danger de l’islam radical, les réponses de l’Etat" consacré au fondamentalisme islamiste, filmé à Roubaix, Lyon, Marseille et en région parisienne diffusé dans "Zone interdite" sur M6 provoque depuis sa diffusion le 23 janvier dernier une série de réactions en chaîne. Presque aussitôt, la présentatrice Ophélie Meunier, le juriste Amine Elbahi qui intervient dans le documentaire, la réalisatrice Michaëlle Gagnet rejoignent la longue liste des personnalités victimes de menaces de mort et placées sous protection policière en France. Une fois de plus, tandis que le reportage mettant en lumière les problèmes du maire de Roubaix Guillaume Delbar, ravive les tensions anciennes autour de l’islamisme, dix ans après les attentats de Toulouse et sept après ceux de Charlie-Hebdo et de l’hypercasher, l’opinion découvre le même effarement une réalité qui semble n’avoir pas changé. Dans le même temps, et tandis que le fond comme la forme du reportage font débat à gauche, les soutiens se multiplient, qui vont d’Eric Zemmour à une tribune collective de 160 personnalités comptant Didier Daenincks et Michel Onfray tandis que le ministre de l'Intérieur fait son apparition.

2 min

C’est que le contexte n’est pas neutre, en particulier dans une campagne électorale. Alors qu'il y a 10-15 ans personne ne voulait entendre parler de l’islamisme ou ne savait exactement comment en parler, beaucoup de monde aujourd’hui se presse pour le dénoncer, avec des intentions diverses, si bien que les reporters de terrains, désireux de rendre compte de ce qui se passe, se heurtent à une complexité nouvelle.

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Les invités du jour

Marc Weitzmann reçoit

  • Michaëlle Gagnet, réalisatrice du reportage "Face au danger de l’islam radical, les réponses de l’état"
  • Mohamed Sifaoui, journaliste et écrivain
  • Jacques Athanase Gibert, professeur de littérature comparée à l'université de Nantes, sémiologue

Représenter la réalité de l'islamisme

Jacques Athanase Gibert analyse ce regard de l'autorité en précisant : "le regard est assimilé à cette équipe qui vient questionner les personnes dans l'école ; ce qui est également le cas à la fin du reportage avec l'intervention du ministre de l'intérieur".  Mohamed Sifaoui évoque la peur qui s'est installée dans les rédactions ajoutant "ce sont des thématiques qui mettent mal à l'aise, les gens ont peur d'être traités de racistes". Il développe "on est dans la posture et l'imposture de gens qui ont envie de jeter l'opprobre sur des personnes sans se soucier des conséquences ; ce qui est anormal, c'est de se retrouver sous protection policière". Après la diffusion du reportage "Face au danger de l’islam radical, les réponses de l’état", la réalisatrice Michaëlle Gagnet ajoute "cela me renforce complètement dans l'idée qu'il faut continuer à parler de ce danger et fascisme qu'est l'islam radical ; on décrit une réalité".

Pour en savoir plus

Islamoscope.tv, chaîne de Mohamed Sifaoui
Zone interdite "Face au danger de l’Islam radical, les réponses de l’État", M6.

Générique

Musique diffusée

Barra barra de Rachid Taha

Le 7 février 2022, Rihad B. définitivement relaxé par la cour d’appel dans le procès l'opposant à l'écrivain Édouard Louis. À réécouter "Le récit de la violence chez Edouard Louis" : Le récit de la violence chez Edouard Louis : histoire d'un brouillage entre fiction et non-fiction et de ses conséquences
43 min
42 min
Références

L'équipe

Marc Weitzmann
Production
Luc-Jean Reynaud
Réalisation
Aurélie Marsset
Collaboration