Matériel d'un laboratoire de transformation d'héroïne, dans les locaux de la brigade des stupéfiants du SRPJ de Marseille le 23juillet 1999 découvert lors d'une opération policière dans le cellier d'un commerçant de Martigues, près de Marseille. ©AFP - PATRICK VALASSERIS
Matériel d'un laboratoire de transformation d'héroïne, dans les locaux de la brigade des stupéfiants du SRPJ de Marseille le 23juillet 1999 découvert lors d'une opération policière dans le cellier d'un commerçant de Martigues, près de Marseille. ©AFP - PATRICK VALASSERIS
Matériel d'un laboratoire de transformation d'héroïne, dans les locaux de la brigade des stupéfiants du SRPJ de Marseille le 23juillet 1999 découvert lors d'une opération policière dans le cellier d'un commerçant de Martigues, près de Marseille. ©AFP - PATRICK VALASSERIS
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Résumé

Retour sur un mal invisible, celui de l'héroïne, qui cause des hécatombes dans le déni des pouvoirs publics.

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Notre invité aujourd’hui, Michel Kokoreff, est sociologue, professeur à l’université Paris 8 et co-dirige La catastrophe invisible, histoire sociale de l’héroïne aux éditions Amsterdam. Ils ont mené avec les contributeurs du livre une immense recherche collective sur l’héroïne, cette drogue inventée comme produit pharmaceutique miraculeux en 1892, au départ un anti douleur, mais hautement addifictif.
L’héroïne est devenu ensuite l’or blanc, objet de trafics à l’échelle la plus large entre le Moyen-Orient où est fabriqué le pavot transformé en morphine et un certain nombre de laboratoires qui fabriquent l’héroïne à destination du marché américain.
Aujourd’hui, la mortalité liée à l’usage de cette drogue est comparable à celle de la mortalité routière. Mais il existe un grand déni des pouvoirs publics face à cette question...

Au départ l'expérience est flamboyante et s’inscrit dans une culture qui vient des Etats-Unis. Mais à un moment ça se passe mal... Et rapidement, on observe un déni des pouvoirs publics sur l’importance de réagir de façon adéquate et pas seulement de mettre les gens en prison. Cette catastrophe se traduit par un nombre de morts très élevé, par overdose ou liés au sida dans les années 80 mais ces morts sont invisibilisées par les pouvoirs publics qui ne cessent d’en dénier l’importance dans des rapports officiels et qui restent arc boutés sur un modèle qui consiste à privilégier la répression et à tendre l’abstinence comme seule solution...                     
L'héroïne crée des hécatombes, notamment dans les quartiers populaires, mais dans le déni le plus large des pouvoirs publics quant à une possible politique pragmatique appliquée dans d’autres pays comme la Hollande ou la Suisse. La catastrophe n’y est là-bas pas forcément fatale vu les expériences qui y sont menées.       
Michel Kokoreff

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"Superfail", à découvrir chaque lundi

"Superfail" est notre nouveau podcast "natif", né comme podcast et originaire du numérique, sans passer d’abord par l’antenne hertzienne. C’est Guillaume Erner, le producteur des Matins de France Culture, qui se lance sur cette nouvelle "antenne" numérique : chaque lundi, retrouvez une histoire d'échec, de fail, décryptée avec un invité. Un nouveau programme à part entière à écouter à votre rythme, quand vous le désirez. Et qui a pour ambition d'explorer les possibilités offertes par le média, en termes de ton, d'écriture, de durée...

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L'équipe

Guillaume Erner
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Production
Vivien Demeyère
Réalisation
Juliette Devaux
Collaboration