Au Kansas, en 1918, des centaines de patients sont pris en charge dans cet entrepôt de l’armée américaine. © NYPL/Science Source
Au Kansas, en 1918, des centaines de patients sont pris en charge dans cet entrepôt de l’armée américaine. © NYPL/Science Source
Au Kansas, en 1918, des centaines de patients sont pris en charge dans cet entrepôt de l’armée américaine. © NYPL/Science Source
Au Kansas, en 1918, des centaines de patients sont pris en charge dans cet entrepôt de l’armée américaine. © NYPL/Science Source
Au Kansas, en 1918, des centaines de patients sont pris en charge dans cet entrepôt de l’armée américaine. © NYPL/Science Source
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Résumé

1918, la Grande Guerre se termine. Pourtant, le monde n'en a pas fini avec la grande faucheuse... 50 à 100 millions de morts sur l'ensemble de la planète en à peine plus d'un an, dont 250 000 en France. La responsable de cette hécatombe foudroyante : une épidémie de grippe due à une souche H1N1.

En savoir plus

L'épidémie connue sous le nom de grippe espagnole, va frapper durant les derniers mois du conflit, d'avril 1918 à juin 1919, tous les continents, de l'Europe jusqu'aux îles les plus reculées du Pacifique. Fauchant principalement de jeunes adultes dans la force de l'âge, elle entraîne la mort de 2 à 5 % de la population mondiale. Comment un virus H1N1, dont la source et le nom demeurent troubles, a-t-il pu faire plus de ravages encore que la Peste noire du XIVe siècle ? À l'heure de la pandémie de coronavirus, l'historien de la médecine Frédéric Vagneron, revient sur l'origine de cette grippe pour comprendre pourquoi elle fut sans doute la plus grande pandémie que l'humanité ait jamais connue.

L'Espagne, non concernée par le secret militaire, fut la première à la mentionner publiquement

En mai 1918, la presse espagnole fait état d'une épidémie qui circule dans les grandes villes du pays. Cette information va être relayée dans de nombreux pays qui sont en guerre, mais qui avaient fait le choix de tenir secret cette information sur l'épidémie qui, éventuellement, sévissait sur leur territoire. Donc, cette épidémie gardera le nom de "grippe espagnole" en raison de cet état de guerre qui modifie et altère l'information.

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À lire : VIDÉO. Pourquoi la grippe espagnole a-t-elle fait autant de morts ?

Une deuxième vague de la grippe extrêmement agressive

La première vague de la grippe est peu virulente, ce qui demeure un peu mystérieux. Puis, elle va s'accélérer, pour devenir très agressive.

Dès 1919, la grippe va être particulièrement virulente pour les adultes, les jeunes adultes qui ont, selon les catégories statistiques de l'époque, entre 20 ans et 60 ans. Ce ne sont pas les personnes les plus faibles ou, comme on le voit aujourd'hui a priori avec le coronavirus, les personnes âgées qui sont les plus vulnérables, mais des personnes qui sont dans la force de l'âge. Ceci dit, encore une fois, il faut considérer l'état de santé des populations à cette époque. La grippe va faire des ravages dans les armées, avec des soldats qui étaient au front et qui vivaient dehors depuis des dizaines de mois. 

Superfail est un podcast original de Guillaume Erner, le producteur des Matins de France Culture : chaque lundi matin, retrouvez une histoire d'échec, de fail, décryptée avec un invité. Un programme à écouter à votre rythme, quand vous le désirez. Retrouvez l'intégralité des épisodes de Superfail.

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L'équipe de Superfail : Guillaume Erner, David Jacubowiez. 

Références

L'équipe

Guillaume Erner
Guillaume Erner
Guillaume Erner
Production
Juliette Devaux
Collaboration
Vivien Demeyère
Réalisation