Logo d'Altice, le groupe qui détient SFR
Logo d'Altice, le groupe qui détient SFR ©AFP - ERIC PIERMONT
Logo d'Altice, le groupe qui détient SFR ©AFP - ERIC PIERMONT
Logo d'Altice, le groupe qui détient SFR ©AFP - ERIC PIERMONT
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SFR est détenu par le groupe Altice qui a perdu la confiance du marché et dont le cours de Bourse ne cesse de dégringoler... Retour sur l'échec d'une entreprise dont le système basé sur l'endettement montre aujourd'hui ses failles.

La Grèce est très endettée, ça va très mal ; SFR est très endetté, ça va très bien... Ou plutôt, ça allait très bien avant que le cours de Bourse d'Altice, la société détentrice de SFR, ne dégringole de jour en jour... Si Patrick Drahi, président d'Altice, a construit un véritable empire depuis le début des années 2000 basé sur l'endettement grâce à un système de confiance entretenu avec les banques, aujourd'hui, son empire menace de s'effondrer avec 51 milliards d'euros de dette et la perte de confiance des investisseurs et du marché depuis la présentation des résultats du 3ème trimestre de SFR qui ont pris conscience que les objectifs de rentabilité, de retour sur investissement, ne seraient pas au rendez-vous...

Analyse du contexte de cet échec avec Stéphane Lauer, journaliste au journal Le Monde.

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Il faut resituer le contexte au moment du rachat de SFR : il y avait alors une très vive compétition qui s’installait avec Bouygues Télécom, également désireux de racheter SFR. Les prix s’envolaient et Patrick Drahi a fini par emporter SFR pour 17 milliards. À l’époque ça a été certainement surpayé par rapport aux actifs, au potentiel. Ce qu’il ne faut pas oublier c'est que autant le secteur des câbles dans les années 2000 était peu concurrentiel, mais quand Patrick Drahi est rentré dans les télécoms, on se situait alors dans un domaine extrêmement concurrentiel avec 4 opérateurs tirant les prix vers le bas, le potentiel était finalement limité... Pour racheter SFR, il a employé les mêmes méthodes qu’il avait utilisées pour les petits câblo-opérateurs rachetés avant, il se tourne vers les banques ; il continue à susciter la confiance des banques qui vont continuer à lui prêter énormément d’argent, nous en sommes à 51 milliards de dette. Stéphane Lauer

"Superfail", à découvrir chaque lundi

"Superfail" est notre nouveau podcast "natif", né comme podcast et originaire du numérique, sans passer d’abord par l’antenne hertzienne. C’est Guillaume Erner, le producteur des Matins de France Culture, qui se lance sur cette nouvelle "antenne" numérique : chaque lundi, retrouvez une histoire d'échec, de fail, décryptée avec un invité. Un nouveau programme à part entière à écouter à votre rythme, quand vous le désirez. Et qui a pour ambition d'explorer les possibilités offertes par le média, en termes de ton, d'écriture, de durée...

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