L'ANCIEN SITE DES SOEURS DU BON PASTEUR ©Maxppp - Josselin CLAIR /PHOTOPQR/LE COURRIER DE L'OUEST
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Résumé

Elle ont vécu un calvaire. Placées dans les années 50, alors qu'elles étaient mineures, par la justice ou leurs familles, au Bon Pasteur, d'anciennes pensionnaires racontent les violences psychologiques et physiques que leur faisaient subir les religieuses qui les encadraient.

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Nous sommes dans les années 50. Des adolescentes, âgées d’une dizaine d’années, sont « confiées » à l’institution du Bon Pasteur. Condamnées sans jugement, elles sont traitées comme des rebuts de la société. Bouclées derrière les murs du pensionnat, elles font l’objet d’abus sans pouvoir compter sur le monde extérieur.

La société de l’époque parque hors de sa vue des filles présumées perdues. Manque d’humanité, absence de soins et de liberté, parfois droguées pour les plus « caractérielles », les jeunes filles vivent ce qui ressemble à un calvaire.

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« J’ai vu des filles en petite culotte et chemise sur le palier, se faire battre. Elles y couchaient parfois. Elles prenaient froid. Elles n’étaient pas soignées, elles en mouraient parfois » France

« Lors de mon entrée, on a même changé mon prénom. Je perdais jusqu’à mon identité » .Rose-Marie

« J’avais treize ansDès mon arrivée, je fus fouillée. On me confisqua mes affaires personnelles et je revêtis l’uniforme. Le pire fut la visite gynécologique... » *

"Lorsque je franchis le porche du Bon-Pasteur, ce n’est pas dans la maison de Dieu que je pénètre. Je viens de gagner un aller simple pour l’enfer."

Pour les plus rebelles, c’est l’expérience du cachot, des coups, des privations. En cas de fugue, à peine rattrapées, elles sont renvoyées dans des établissements plus sévères jusqu’à leur majorité, 21 ans à l’époque.

Que sont-elles devenues ? C’est grâce à sa rencontre avec Jacques Tremintin que Leila Djitli a eu accès aux nombreux témoignages des anciennes pensionnaires du Bon Pasteur. L’une d’entre elles, Michelle-Marie Bodin-Bougelot , a collecté une dizaine de témoignages dans un livre à compte d’auteur, puis elle a créé un site internet qui a permis a des centaines de femmes de partager leurs histoires. Nombreuses sont celles qui ont longtemps gardé le secret sur cette partie de leur vie.

Production : Leila Djitli

Réalisation : Manoushak Fashahi

Prise de son : Stéphane Poitevin

Références

L'équipe

Diphy Mariani
Réalisation
François Teste
Réalisation
Eve Etienne
Collaboration
Christine Bernard
Collaboration
Christine Robert
Réalisation
Guillaume Baldy
Réalisation
Anna Szmuc
Réalisation
Rafik Zénine
Réalisation