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Un documentaire de Bruno Tackels et Vincent Abouchar

Une Bruno
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© Radio France - Nathanael Charbonnier

Nathanael Charbonnier © Radio France

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Le Festival d’Avignon est inséparable de ses vieilles pierres, à commencer par celles de la Cour d’Honneur du Palais des Papes d’Avignon. Elles ont beaucoup à dire. Sous la forme d’un portrait à multiples voix, nous donnons la parole à « la Cour », qui s’impose finalement comme la protagoniste essentielle du festival. Témoins des premiers temps, ecclésiastes éclairés, scénographes qui ont affronté le monstre, régisseurs qui le domptent — autant de paroles qui démontrent la puissance de ce lieu, fascinant et terrifiant pour les artistes, l’une des dernières arènes mythiques qui nous restent.La Cour d’Honneur est le lieu du théâtre par excellence. Lieu mythique qui incarne le théâtre en ce qu’il a de plus noble, pur et précieux. Et pourtant, paradoxalement, la Cour d’Honneur est une terrible machine à broyer les spectacles. Combien de « bides », semi-échecs et naufrages complets, dans ce lieu ? Jean Vilar le premier était bien conscient que ce lieu n’était pas fait pour le théâtre — éventuellement l’opéra, la musique ou la danse (qui a néanmoins connu des échecs retentissants, y compris pour Pina Bausch…), mais pas le théâtre de paroles. Dans la Cour, un grand nombre de spectacles s’effondrent et déchirent le public. L’écrin majestueux d’un scandale programmé. Une machine à broyer qui néanmoins fascine. Parce qu’elle a su devenir une figure incontournable du théâtre qui fait venir les spectateurs du monde entier. Comme s’ils venaient assouvir là une « pulsion tauromachique » : quelqu’un peut, quelqu’un doit mourir ici.Quelle est-elle, cette Cour, réellement ? Comment vit-elle en dehors du Festival ? Et de quelle façon le monument historique se mêle-t-il au culturel ? A partir de ces questions, « Sur les docks » est parti à la recherche des secrets et des histoires de la Cour, pour restituer quelques bribes de sa mythologie. Avec :Micheline Attoun , spectatrice de 1952 ; Vincent Baudriller , directeur du Festival d’Avignon ; Boris Charmatz , chorégraphe ; l’Abbé Chave ; Myriam Desrumeaux , dramaturge ; Sonia Debeauvais , collaboratrice de Jean Vilar ; Mathilde Labardonnie , journaliste ; Philippe Marioge , scénographe ; Valère Novarina , écrivain, peintre, metteur en scène ; Jacques Tephany , directeur de la Maison Jean Vilar ; Philippe Varoutsikos , régisseur général de la Cour d’Honneur, Pierre-André Weitz , scénographe.

Références

L'équipe

Diphy Mariani
Réalisation
François Teste
Réalisation
Christine Diger
Réalisation
Christine Bernard
Collaboration
Christine Robert
Réalisation
Guillaume Baldy
Réalisation
Vanessa Nadjar
Réalisation
Vincent Abouchar
Réalisation
Yvon Croizier
Réalisation
Rafik Zénine
Réalisation